Des objets nazis retirés d’une vente aux enchères à Puy-en-Velay
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Des objets nazis retirés d’une vente aux enchères à Puy-en-Velay

Un lanceur d'alerte traque les ventes d'objets nazis, rappelant qu'ils peuvent être vendus mais pas exhibés, car ils sont "achetés par des gens fascinés par le nazisme"

Illustration : un marteau de commissaire-priseur. (Crédit : Pixabay)
Illustration : un marteau de commissaire-priseur. (Crédit : Pixabay)

Des objets comportant des insignes nazis ont été retirés d’une vente aux enchères prévue le 19 janvier au Puy-en-Velay, a indiqué lundi la maison organisatrice de cette vente.

Des casques nazis, un buste d’Adolf Hitler, un tampon et un brassard de Waffen-SS, des décorations militaires et des avis de décès de Waffen-SS: une centaine d’objets emblématiques du IIIe Reich avaient été présentés sur le site internet de la vente, a indiqué un lanceur d’alerte, qui se fait appeler Axel et traque les ventes aux enchères d’objets nazis.

Ces objets faisaient partie d’un ensemble de lots consacré aux « armes réglementaires françaises et militaria des XVIIe au XIXe siècle », selon le site internet de la vente.

« Les objets concernés étaient présentés avec une pastille sur les insignes nazis, comme la loi nous y autorise, mais j’ai décidé de les retirer et ils seront restitués au vendeur », a déclaré à l’AFP le commissaire-priseur de la maison de vente aux enchères Philippe Casal.

« Il y a une poussée de ces ventes, j’en ai recensé au moins une quarantaine à venir dans les six prochains mois », déplore Axel, rappelant que ces objets peuvent être vendus mais pas exhibés. « La loi doit interdire purement et simplement ce type de vente », selon lui.

Le chasseur de nazis français Serge Klarsfeld au Mémorial de la Shoah, à Paris, le 5 décembre 2017. (Crédit : AP / Michel Euler)

Ces objets « sont achetés par des gens fascinés par le nazisme, qui est l’idéologie d’une organisation criminelle », a déclaré à l’AFP l’historien et avocat Serge Klarsfeld, associé au juriste pour empêcher ces ventes aux enchères.

Les objets militaires « appartiennent à l’Histoire » et peuvent « être présentés avec précaution dans des musées sérieux » mais « les emblèmes de l’idéologie nazie sont à proscrire », a ajouté l’avocat.

Plusieurs ventes aux enchères d’objets nazis ont été annulées en ce début d’année, comme à Albi ou Soissons (Aisne).

Vendredi, une trentaine d’objets de ce type ont également été retirés d’une vente qui devait avoir lieu à Blois le 16 janvier.

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