Dieudonné convoqué par la justice genevoise en janvier
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Dieudonné convoqué par la justice genevoise en janvier

La Cicad accuse Dieudonné d'avoir tenu des "propos négationnistes sur les chambres à gaz" lors de ses spectacles à Nyon, en janvier, et à Genève, en juin

Dieudonné M'bala M'bala, portant un masque représentant un ananas en référence à son expression négationniste 'shoahananas', fait le geste controversé de la "quenelle" à son arrivée au palais de justice de Paris le 26 mars 2019, devant un public amusé. (Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Dieudonné M'bala M'bala, portant un masque représentant un ananas en référence à son expression négationniste 'shoahananas', fait le geste controversé de la "quenelle" à son arrivée au palais de justice de Paris le 26 mars 2019, devant un public amusé. (Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Dieudonné a été convoqué par la justice genevoise pour une « audition » en janvier, suite aux plaintes déposées par une association de lutte contre l’antisémitisme qui l’accuse d’avoir tenu des propos négationnistes lors de spectacles en Suisse, a-t-on appris lundi.

Le bureau du procureur genevois a indiqué à l’AFP « avoir convoqué Dieudonné M’bala M’bala en qualité de prévenu pour une audition le 17 janvier ». Il devrait se produire ce jour-là à Bergerac (sud-ouest de la France).

Cette audition fait suite à diverses plaintes déposées cette année par la Coordination intercommunautaire suisse contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad).

« Ce sont les premières plaintes déposées en Suisse contre Dieudonné », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la Cicad, Johanne Gurfinkiel.

L’association accuse Dieudonné d’avoir tenu des « propos négationnistes sur les chambres à gaz » lors de ses spectacles à Nyon, en janvier, et à Genève, en juin.

A cela s’ajoute, une plainte pour « injure publique » à l’encontre de la Cicad, qui dénonce des propos tenus durant le spectacle.

Habitué des tribunaux, le polémiste de 53 ans a été plusieurs fois condamné en France pour ses sorties antisémites. Le 27 novembre, il a été condamné à 9 000 euros d’amende pouvant se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement, pour complicité d’injure à caractère antisémite, après la publication d’une vidéo et d’une chanson intitulées « C’est mon choaaa ».

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