Edelstein salue les progrès du vaccin Pfizer ; plus de 1 800 cas confirmés jeudi
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Edelstein salue les progrès du vaccin Pfizer ; plus de 1 800 cas confirmés jeudi

La tendance à la hausse se confirme en Israël, qui se prépare à une campagne de vaccination ; le couvre-feu de Hanoukka a été annulé

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, s'exprime lors d'une conférence de presse à Airport City, près de Tel Aviv, le 17 septembre 2020. (Flash90)
Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, s'exprime lors d'une conférence de presse à Airport City, près de Tel Aviv, le 17 septembre 2020. (Flash90)

Le ministre de la santé Yuli Edelstein a salué vendredi la décision d’un groupe consultatif du gouvernement américain d’approuver le vaccin contre le coronavirus de Pfizer comme « une énorme nouvelle pour les Israéliens », et a déclaré qu’il avait chargé les fonctionnaires du ministère « d’examiner l’approbation et de présenter leurs recommandations dans les prochains jours ».

Israël a acheté des millions de vaccins à Pfizer. Selon certains médias, le pays pourrait recevoir jusqu’à quatre millions de doses d’ici la fin du mois. Les premières livraisons de centaines de milliers de flacons sont arrivées mercredi et jeudi.

La Food and Drug Administration américaine va très probablement approuver les recommandations du groupe d’experts et Israël devrait en faire de même.

Pfizer prévoit de produire jusqu’à 50 millions de doses de vaccins d’ici la fin de l’année, et jusqu’à 1,3 milliard en 2021. Le vaccin de Moderna devrait également être examiné dans les prochains jours. Cette société a elle aussi accepté de fournir des millions de doses à Israël.

Edelstein a déclaré que le ministère de la Santé poursuivait les préparatifs de la campagne de vaccination massive qui doit commencer le 27 décembre, à raison de quelque 60 000 personnes par jour.

En attendant, le taux d’infection en Israël a continué à augmenter. Le ministère de la Santé a fait état de 1 865 nouveaux cas diagnostiqués jeudi. Quelque 70 000 tests ont été effectués, dont 2,7 % se sont révélés positifs.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à l’arrivée d’un avion cargo de DHL transportant le premier lot de vaccins Pfizer à l’aéroport Ben Gurion, le 9 décembre 2020. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Le nombre de décès depuis le début de la pandémie s’élève à 2 962.

Jeudi, le gouvernement a abandonné son plan visant à renforcer les restrictions pendant la fête de Hanoukka. Il s’agit du deuxième rétropédalage politique apparent en moins d’une semaine. Mais les ministres ont, au lieu de cela, accepté de renforcer les règles sanitaires au moment où le nombre de cas quotidiens dépassera 2 500, ont indiqué les médias israéliens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accepté de supprimer le couvre-feu de Hanukka après avoir consulté Edelstein et le ministre de la Défense Benny Gantz, selon la Douzième chaîne. Une autre proposition visant à imposer un couvre-feu national nocturne a également été abandonnée en début de semaine après avoir rencontré des obstacles juridiques.

La Douzième chaîne a rapporté jeudi que le ministère de la Santé envisageait de restreindre les déplacements et l’accès à certains lieux publics pour les Israéliens qui refusent d’être vaccinés contre la COVID-19.

Selon la proposition à l’étude, ceux qui refusent d’être vaccinés ne seront pas autorisés à prendre l’avion, à assister à certains événements, à dîner dans des restaurants ou à fréquenter des lieux culturels qu’en fournissant un résultat négatif récent à un test de dépistage du coronavirus, selon la Douzième chaîne, qui a rapporté des citations de hauts fonctionnaires non nommés.

Les autorité sanitaires auraient également envisagé d’interdire au personnel médical qui refuse la vaccination de travailler dans les unités COVID ou dans les unités de soins intensifs.

La proposition, qui pourrait encourager les Israéliens réticents à se faire vacciner, devrait se heurter à des difficultés juridiques si elle est adoptée.

La Douzième chaîne a également déclaré que le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, envisageait la possibilité de ne pas établir de priorités dans la campagne de vaccination, car le public pourrait d’abord hésiter à se faire vacciner.

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, lors d’une conférence de presse à Jérusalem sur le coronavirus, le 13 juillet 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Si le ministère dispose de suffisamment de doses et que l’intérêt du public n’est pas suffisant, les fonctionnaires pourront simplement autoriser toute personne qui le souhaite à se faire vacciner, indique le reportage.

La FDA pourrait donner son approbation d’urgence dans les prochains jours, après qu’un groupe d’experts a approuvé jeudi l’utilisation généralisée du vaccin, déclarant qu’il était sûr et semblait être efficace pour les personnes de 16 ans et plus.

Levy, qui s’exprimait lors d’un événement organisé à l’occasion de Hanoukka, a également averti que le nombre d’infections augmentait dans toutes les couches de la société.

« Nous constatons une augmentation du nombre de malades par jour et aussi de la moyenne hebdomadaire. Ce n’est pas seulement parce qu’il y a plus de tests », a-t-il déclaré.

Il a averti que le taux de reproduction virale en Israël, qui représente le nombre moyen de personnes infectées par un porteur de COVID-19, était de 1,24. « C’est un taux élevé », a-t-il déclaré, notant qu’il était de 0,8 lorsqu’Israël a amorcé son déconfinement.

Les habitants de Jérusalem portent le masque dans le centre de la ville, le 3 décembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Tout taux supérieur à 1,0 indique que la propagation de la pandémie s’accélère.

La fête de Hanoukka, qui a débuté jeudi soir, est souvent marquée par des réunions de famille élargie en soirée pour les événements traditionnels. Le gouvernement a tenté d’imposer des restrictions pendant les jours de fête tout au long de la pandémie, craignant que les rassemblements ne favorisent la propagation du virus.

Les autorités sanitaires ont averti qu’un nouveau confinement à l’échelle nationale – le troisième depuis le début de la pandémie – pourrait être inévitable, car le nombre de cas continue d’augmenter. Israël a imposé son deuxième confinement national à la mi-septembre, pendant les fêtes du Nouvel an juif, qui a duré jusqu’à la mi-octobre, et certaines restrictions sont toujours en vigueur à ce jour.

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