Egypte : accord à l’amiable avec un proche de Moubarak accusé de corruption
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Egypte : accord à l’amiable avec un proche de Moubarak accusé de corruption

Salem avait notamment été condamné pour la vente de gaz à Israël à un prix inférieur à celui du marché

Drapeau de l'Egypte (Crédit : Wikimedia Commons)
Drapeau de l'Egypte (Crédit : Wikimedia Commons)

L’Egypte a annoncé mardi avoir contacté les autorités judiciaires en Espagne, en Suisse et à Honk-Kong, pour demander l’annulation du gel des avoirs d’un homme d’affaires proche de l’ex-président Hosni Moubarak, après un accord à l’amiable concernant des accusations de corruption.

Début août, le multimilliardaire égyptien Hussein Salem avait cédé 75 % de la fortune familiale aux autorités égyptiennes, soit plus de 500 millions d’euros, dans l’espoir que la justice classe les affaires de corruption dans lesquelles il était impliqué.

Les autorités égyptiennes ont contacté « les autorités judiciaires en Suisse, en Espagne et à Honk-Kong » pour annuler le gel des avoirs qui touche M. Salem et des membres de sa famille sur ces trois territoires, selon un communiqué du parquet.

Cette demande intervient selon la même source « après un accord à l’amiable définitif passé avec l’Etat égyptien qui récupère (auprès de M. Salem) des avoirs et des liquidités d’une valeur de 5,3 milliards de livres égyptiennes ».

Les autorités ont également contacté Interpol pour demander l’annulation de leur notice rouge visant l’homme d’affaires, qui s’était réfugié en Espagne après la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

Proche de la famille Moubarak, M. Salem avait été condamné par contumace à des peines de prison dans plusieurs procès pour corruption, notamment pour la vente de gaz à Israël à un prix inférieur à celui du marché.

Plusieurs figures de l’ère Moubarak négocient des accords à l’amiable avec les autorités, à l’instar de Rachid Mohamed Rachid, ancien ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, ou encore Zakareya Azmi, l’ancien chef de cabinet du président Moubarak.

Depuis qu’il a destitué l’islamiste Mohamed Morsi en 2013, l’ex-chef de l’armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi est accusé par ses détracteurs d’avoir toléré le retour sur la scène publique des caciques de Moubarak, tout en instaurant un régime ultra-autoritaire qui réprime toute opposition.

Le président Sissi a plusieurs fois répété qu’il faisait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités.

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