France : Les libraires inquiets de la « concurrence déloyale » d’Amazon
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France : Les libraires inquiets de la « concurrence déloyale » d’Amazon

"Si la vente en librairie n'est pas 'indispensable' à la vie de la nation, pourquoi la vente par Amazon l'est-elle ?", a demandé le Syndicat national de la librairie française

Une librairie, place de Clichy à Paris. (Crédit : Exilexi / Creative Commons Attribution 4.0 International)
Une librairie, place de Clichy à Paris. (Crédit : Exilexi / Creative Commons Attribution 4.0 International)

Contraints à la fermeture depuis le dimanche 15 mars, les libraires ont dénoncé mercredi 18 la « concurrence déloyale » que constitue, selon eux, la poursuite des commandes et des retraits de livres via la grande distribution et Amazon.

« Si la vente de livres en librairie n’est pas ‘indispensable’ à la vie de la nation, pourquoi la vente de livres par Amazon ou un hypermarché l’est-elle ? », a demandé le Syndicat national de la librairie française (SLF) dans un communiqué.

« La poursuite des commandes et des retraits de livres via la grande distribution ou Amazon représente une hérésie sanitaire et une concurrence déloyale et nous appelons le gouvernement à y mettre fin », a réclamé le syndicat professionnel des libraires indépendants.

« Alors que les libraires, commerces fragiles économiquement, risquent de payer un très lourd tribut à cette crise, leurs concurrents de la grande distribution et d’internet en profitent pour accroître encore davantage leurs bénéfices. Bénéfices qu’Amazon localisera au Luxembourg afin de ne pas payer d’impôts en France », a déploré le SLF.

De nombreuses librairies proposant également de la presse, et autorisées, à ce titre, à continuer d’accueillir du public ont préféré fermer, a fait remarquer le SLF.

Présentées parfois comme une alternative à Amazon ou les services en ligne d’enseignes comme la Fnac, plusieurs plateformes de libraires comme Librairiesindependantes.com ou Leslibraires.fr ont décidé d’interrompre leurs services de commandes pour retrait ou livraison.

Les livraisons sont un facteur à risque et un vecteur de propagation du virus Covid-19 en obligeant à un contact social qui pourrait multiplier la contagion et prolonger la crise épidémique, fait valoir le SLF.

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