Gallant : Israël a un plan pour chasser l’Iran de Syrie
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Gallant : Israël a un plan pour chasser l’Iran de Syrie

Parallèlement, Netanyahu exhorterait les Etats-Unis à maintenir des troupes sur une base dans le sud de la Syrie, considérée comme essentielle pour contrer les forces iraniennes

Le ministre de l'Immigration, Yoav Gallant, lors d'un événement à Tel Aviv pour les soldats isolés servant dans l'armée israélienne, le 24 janvier 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)
Le ministre de l'Immigration, Yoav Gallant, lors d'un événement à Tel Aviv pour les soldats isolés servant dans l'armée israélienne, le 24 janvier 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministre de l’Immigration, Yoav Gallant, a déclaré samedi qu’Israël a mis en place un plan pour expulser les forces iraniennes de Syrie, alors que Bloomberg rapporte que le Premier ministre Benjamin Netanyahu exhorte les Etats-Unis à maintenir les troupes américaines sur une base considérée comme essentielle pour contrer l’Iran.

Gallant, nouveau membre du parti au pouvoir, le Likud, n’a pas fourni de détails supplémentaires, mais a attribué aux actions israéliennes le mérite d’avoir empêché l’émergence d’une présence militaire iranienne sur le plateau du Golan.

Il a également déclaré qu’Israël et la Russie étaient sur la même longueur d’onde en ce qui concerne la présence de l’Iran en Syrie.

« Israël et la Russie ont un intérêt commun à expulser les Iraniens de Syrie », a déclaré Gallant, qui s’exprimait lors d’un événement à Mevaseret Zion, dans la banlieue de Jérusalem.

Une photo prise le 17 mars 2018 montre des portraits du président russe Vladimir Poutine, du président syrien Bashar el-Assad et du dirigeant libanais du Hezbollah Hassan Nasrallah dans une bijouterie du nord de la Syrie, à Alep. (AFP Photo/ George Ourfalian)

Depuis son intervention en Syrie en 2015, la Russie se bat aux côtés de l’Iran et des mandataires soutenus par l’Iran au nom du président syrien Bashar el-Assad.

Gallant, ancien haut général, a déclaré que la Syrie et ses alliés ont étendu les zones sous contrôle du régime et infligé des défaites aux groupes rebelles, que la Russie ne se fiait plus à l’Iran et que les deux pays sont en conflit sur « qui va reconstruire la Syrie ».

Ses commentaires ont reflété ceux faits vendredi par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, qui a nié que la Russie soit alliée à l’Iran et a vanté l’engagement de son pays envers la sécurité d’Israël.

Les commentaires de Gallant interviennent également au moment où Israël a de plus en plus rendu publiques ses actions militaires en Syrie, où il affirme que l’ennemi juré, l’Iran, travaille à établir un nouveau front qui pourrait menacer l’État juif.

Plus tôt cette semaine, l’armée de l’air israélienne a lancé une série de frappes sur des cibles iraniennes en Syrie, après que l’Iran a tiré un missile sol-sol sur le plateau du Golan en réponse à une attaque rare en plein jour attribuée à Israël.

Les membres du groupe d’opposition syrien Maghawir al-Thawra reçoivent un entraînement aux armes des soldats des forces spéciales américaines à la base militaire al-Tanf en Syrie, le 22 octobre 2018 (Crédit : AP/Lolita Baldor)

La reconnaissance croissante par les dirigeants israéliens des actions militaires contre l’Iran fait suite à la décision du président américain Donald Trump de retirer ses troupes de Syrie, suscitant des inquiétudes en Israël, au sujet du retour en force de l’Iran dans le pays.

Selon un reportage de Bloomberg, Netanyahu a exhorté Trump à garder un contingent de soldats américains à la base Al-Tanf dans le sud de la Syrie.

La localisation d’Al-Tanf est considérée comme essentielle pour les efforts iraniens visant à établir un soi-disant corridor terrestre qui s’étend de l’Iran au Liban, en passant par l’Irak et la Syrie, où l’organisation terroristes hezbolla est établie.

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