Gantz fustige la mentalité de bloc de l’opposition et de son ex-coalition
C'est cette mentalité qui a conduit les extrémistes "de la marge à la tête du pays", entraînant Israël "au bord de la guerre civile", a affirmé le député Kakhol-lavan-HaMahane HaMamlakhti

Le chef du parti Kakhol Lavan-HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, a lancé vendredi une attaque cinglante visant ses collègues de l’opposition et ses anciens partenaires de la coalition gouvernementale dirigée par Naftali Bennett il y a quatre ans, affirmant que leur stratégie consistant à s’opposer au Premier ministre Benjamin Netanyahu en bloc s’est soldée par un échec.
« Le gouvernement du changement a échoué dans sa mission fondamentale, qui était de faire évoluer la situation », a déclaré Gantz durant une réunion du parti, faisant référence au gouvernement élargi de 2021-2022, dont il était l’un des principaux partenaires. « Cet échec a prouvé qu’il est impossible de former un gouvernement restreint uniquement fondé sur l’opposition à une seule personne, sans vision commune. »
La « conclusion évidente » à tirer de cette expérience, a-t-il affirmé, est que baser les manœuvres politiques sur des blocs « entraîne un blocage du pays, et ne profite qu’aux extrémistes ».
Gantz s’en est également pris aux membres de l’opposition ayant refusé de le suivre au sein du gouvernement après le 7 octobre. Selon lui, ils ont été repoussés par la mentalité de bloc, qu’il décrit comme le « principal obstacle à toute évolution d’Israël ».
« Les chefs de l’opposition semblent avoir oublié qu’ils n’ont pas uniquement été élus pour se pavaner dans les studios de télévision et aller boire un café ensuite. Ils sont là pour influencer la situation et représenter la population », a-t-il indiqué.
Selon Gantz, c’est cette stratégie qui a conduit à la situation actuelle, dans laquelle « Israël est au bord de la guerre civile », avec « des extrémistes passés de la marge à la tête du pays ».
Gantz a par ailleurs fustigé son ancien partenaire politique Gadi Eisenkot, qui s’est séparé du mouvement pour former son propre parti il y a deux mois, déclarant : « Nous sommes là pour le long terme. Nous ne changeons pas d’avis en fonction des sondages ».
Ses commentaires interviennent après la publication d’un sondage réalisé auprès de 505 personnes par la chaîne d’information N12, selon lequel son parti ne parviendrait pas à revenir à la Knesset, alors qu’un parti dirigé par Bennett remporterait 24 sièges et celui dirigé par Eisenkot en gagnerait 10 à l’assemblée.
À l’aide de ces calculs, la chaîne prédit que si les élections (prévues pour l’année prochaine) avaient lieu aujourd’hui, un gouvernement dirigé par Bennett disposerait de suffisamment de sièges pour former une coalition – certes fragile -, reléguant Netanyahu dans l’opposition.







