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L’Espagne va maintenir ses relations avec l’UNRWA

Madrid "suivra" néanmoins "de près l'enquête interne" annoncée par l'agence "et les résultats qu'elle pourrait produire", a poursuivi le chef de la diplomatie espagnole

Un drapeau espagnol près d'Estrema, dans la province de Madrid, le 19 décembre 2018. (Crédit : Pablo Blazquez Dominguez/Getty Images/via JTA)
Un drapeau espagnol près d'Estrema, dans la province de Madrid, le 19 décembre 2018. (Crédit : Pablo Blazquez Dominguez/Getty Images/via JTA)

L’Espagne maintiendra ses relations avec l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), malgré les accusations concernant l’implication présumée de certains de ses employés dans les attentats du 7 octobre en Israël, a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères.

« Nous ne changerons pas notre relation avec l’UNRWA », qui est « une agence des Nations unies indispensable pour soulager la situation humanitaire », a déclaré le ministre José Manuel Albares devant le Congrès des députés.

L’Espagne « suivra » néanmoins « de près l’enquête interne » annoncée par l’agence « et les résultats qu’elle pourrait produire », a poursuivi le chef de la diplomatie espagnole.

L’UNRWA est au centre d’une énorme controverse depuis qu’Israël a affirmé que plusieurs membres de son personnel étaient impliqués dans les attaques menées le 7 octobre par le Hamas, qui ont fait 1 140 morts, majoritairement des civils.

A la suite de ces accusations, l’agence onusienne a renvoyé les personnes mises en cause et promis une enquête approfondie ainsi que des poursuites judiciaires si cette participation était prouvée. Israël a annoncé de son côté qu’elle interdirait l’UNRWA de continuer à travailler à Gaza après la guerre.

Une dizaine de pays, dont les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas, ont en outre annoncé la suspension de leur financement à l’agence. L’Union européenne, l’un des principaux donateurs de l’UNRWA, a pour sa part réclamé lundi un audit sur son fonctionnement.

Géographiquement proche du Maghreb, l’Espagne s’est tournée vers les pays arabes durant la dictature de Franco (1939-1975) afin de contourner son isolement en Occident – une diplomatie dite de « substitution » longtemps cultivée par Madrid, rappelle Juan Tovar, professeur à l’université de Burgos.

Des manifestants brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes lors d’une manifestation de soutien au peuple palestinien, à Madrid, en Espagne, le 29 octobre 2023. (Crédit : Javier Soriano/AFP)

Ce n’est qu’en 1986, en outre, que le pays a établi des relations officielles avec Israël. La conséquence de tensions nées de l’opposition de l’Etat hébreu à l’entrée dans l’ONU de l’Espagne au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en raison de sa proximité avec l’Allemagne nazie, rappelle Isaías Barreñada, professeur à l’Université Complutense de Madrid.

Madrid est ensuite allé jusqu’à jouer les médiateurs, accueillant ainsi en 1991 une Conférence de paix, avec pour la première fois l’ensemble des parties arabes en conflit direct avec l’Etat hébreu: Palestiniens, Syriens, Jordaniens et Libanais.

Deux ans après cette conférence, les accords d’Oslo, à travers lesquels Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se reconnaissaient mutuellement, étaient signés à Washington.

Mais globalement, l’Espagne reste perçue par de nombreux acteurs comme pro-arabe.

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