Guterres : “la solution à 2 états reste la seule option à suivre”
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Guterres : “la solution à 2 états reste la seule option à suivre”

Le secrétaire général des Nations unies a également plaidé pour un “monde sans arme nucléaire” et mis en garde contre une guerre en Corée du Nord

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, à l'ouverture de la 72e Assemblée générale de l'institution, à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, à l'ouverture de la 72e Assemblée générale de l'institution, à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterress a ouvert mardi sa première Assemblée générale avec un appel à reprendre la voie de la solution à deux états au conflit israélo-palestinien.

« Nous ne devons pas laisser la stagnation d’aujourd’hui dans le processus de paix mener à l’escalade de demain », a-t-il déclaré aux Nations unies, à New York.

« La solution à deux états reste la seule option à suivre », a-t-il dit.

Appelant à une plus grande coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, Guterres a déclaré que bien que « le terrorisme ne soit jamais justifié », les pays doivent « en faire davantage pour gérer les racines de la radicalisation, notamment les injustices réelles et ressenties. »

Guterres a également plaidé mardi pour un « monde sans arme nucléaire », mettant en garde contre le risque d’une guerre contre la Corée du Nord.

L'armée populaire coréenne durant une parade militaire pour le 105e anniversaire de Kim Il-Sung, à Pyongyang, le 15 avril 2017. (Crédit : Ed Jones/AFP)
L’armée populaire coréenne durant une parade militaire pour le 105e anniversaire de Kim Il-Sung, à Pyongyang, le 15 avril 2017. (Crédit : Ed Jones/AFP)

Pour son premier discours devant quelque 130 chefs d’Etat et de gouvernement présents dans le cadre de l’Assemblée générale, le patron de l’ONU a souligné que la solution avec Pyongyang « devait être politique » et qu’il ne fallait pas sombrer dans « la guerre ».

« J’appelle le Conseil de sécurité à maintenir son unité » dans la crise avec ce pays, a ajouté Antonio Guterres, en ouvrant formellement à New York l’Assemblée générale annuelle des Nations unies qui réunit 193 Etats. « Seule l’unité permettra de dénucléariser la péninsule coréenne et […] de créer la possibilité d’un engagement diplomatique pour résoudre la crise. »

« De manière plus large, tous les pays doivent montrer un engagement plus grand vers l’objectif universel d’un monde sans armes nucléaires, a fait valoir Guterres. Les Etats détenteurs de l’arme nucléaire ont une responsabilité particulière à diriger ce mouvement », a-t-il estimé, en déplorant que la prolifération crée « un danger inimaginable » et que le désarmement dans le monde soit « paralysé ».

Mercredi, des premiers états doivent commencer à signer à l’ONU un traité bannissant les armes nucléaires. Plus de 120 pays ont adopté ce traité au début de l’été qui vise à renforcer la non-prolifération. Cette démarche est rejetée par les pays dotés de l’arme nucléaire et notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine).

Des réfugiés Rohingyas demandent une aide alimentaire dans le camp de réfugiés de Kutupalong à Ukhiy, à proximité de la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh, le 30 août 2017 (Crédit : Stringer/AFP)
Des réfugiés Rohingyas demandent une aide alimentaire dans le camp de réfugiés de Kutupalong à Ukhiy, à proximité de la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh, le 30 août 2017 (Crédit : Stringer/AFP)

Guterres a aussi réclamé l’arrêt des opérations militaires birmanes contre la minorité Rohingya en Birmanie.

« Les autorités birmanes doivent mettre fin aux opérations militaires et permettre un accès humanitaire sans restriction » aux populations touchées par les combats, a-t-il dit, quelques heures après un discours de la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi qui s’est dite « prête » à organiser le retour des 421 000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh depuis cet été.

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