Hamas: Si Israël interfère dans nos élections, nous interfèrerons dans les leurs
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Hamas: Si Israël interfère dans nos élections, nous interfèrerons dans les leurs

Les Palestiniens devraient se rendre aux urnes le 22 mai, bien que les analystes doutent que le vote aura lieu

Yahya Sinwar, le plus haut responsable du Hamas dans la bande de Gaza, dans la ville de Gaza, le 1er mai 2017. (Adel Hana / AP)
Yahya Sinwar, le plus haut responsable du Hamas dans la bande de Gaza, dans la ville de Gaza, le 1er mai 2017. (Adel Hana / AP)

Le chef de la branche armée du groupe terroriste palestinien du Hamas, Yahya Sinwar, a menacé jeudi que le groupe perturberait les élections à la Knesset du 23 mars si Israël tentait d’interférer avec les élections palestiniennes prévues (normalement) pour mai.

« Je transmets un message aux dirigeants de l’occupation. Nous, dirigeants du Hamas, ne permettrons pas à Israël d’interférer dans le processus électoral. S’ils le font, nous les confondrons et nous ruinerons leur processus électoral », a déclaré Sinwar, qui est le chef de facto du groupe terroriste à Gaza.

Le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a annoncé à la mi-janvier que les Palestiniens retourneraient aux urnes par un décret électoral fixant trois séries d’élections, les premières – les élections législatives – étant prévues le 22 mai.

Cette déclaration a été accueillie avec un profond scepticisme, car de nombreuses promesses électorales ont échoué par le passé en raison des divisions entre le Fatah d’Abbas et son rival le Hamas.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas montre son doigt taché d’encre après avoir voté lors des élections locales dans un bureau de vote de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 20 octobre 2012. (AP / Majdi Mohammed)

Comme lors des élections précédentes, les responsables palestiniens du Fatah et du Hamas ont déclaré que la participation à Jérusalem-Est était indispensable. Israël restreint les activités de l’Autorité palestinienne à Jérusalem, affirmant que les activités de l’AP là-bas violent les accords entre les deux parties.

« La plus grande inquiétude concernant les élections provient d’Israël, de la crainte qu’Israël empêche les élections à Jérusalem ou dans la zone C, ou qu’Israël mette un confinement de masse sur la Cisjordanie et empêche les Palestiniens de voter », a déclaré fin janvier au Times of Israel Ahmad Majdalani, un haut responsable de l’Organisation de libération de la Palestine.

Cela étant, Sinwar mène actuellement une campagne sur deux fronts. Le Hamas tient ses propres élections internes pour pourvoir ses postes à responsabilité. Les élections se déroulent sous le sceau du secret, mais des rumeurs suggèrent que le premier tour est déjà terminé.

Sinwar est le chef du bureau politique du Hamas, second seulement derrière Ismail Haniyeh dans la hiérarchie du groupe terroriste. Considéré comme un radical au sein du groupe terroriste, qui cherche ouvertement à détruire Israël, il est tristement célèbre pour son rôle clé dans la fondation de la branche armée et des services de sécurité du Hamas.

En 2017, Sinwar est devenu chef de la branche du Hamas à Gaza, ce qui en fait le dirigeant de facto de la bande de Gaza. Ce poste fait de lui le deuxième officiel le plus puissant du groupe terroriste et un candidat clé pour sa future direction. Son prédécesseur à la tête de Gaza, Haniyeh, est devenu le chef de l branche politique du Hamas en 2017, en succédant à Khaled Meshaal, qui vit à Doha.

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