Herzog : les rumeurs de progrès pour rejoindre la coalition sont prématurées
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L'ancienne chef du parti, Yachimovich, furieuse que le parti Travailliste 'rampe' vers le gouvernement

Herzog : les rumeurs de progrès pour rejoindre la coalition sont prématurées

Alors que la critique interne est vive, le chef de l'opposition dit que si une offre appropriée est faite par Netanyahu, il la considérerait sérieusement

Isaac Herzog et Benjamin Netanyahu (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Isaac Herzog et Benjamin Netanyahu (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Jeudi, le chef de l’opposition et chef de l’Union sioniste, Isaac Herzog, a cherché à dissiper les rumeurs rapportant que le parti était sur le point de se joindre à la coalition gouvernementale, en disant que parler d’une percée dans les négociations était encore trop prématuré.

Dans un post Facebook (en hébreu) jeudi soir, alors que les célébrations pour la 68e Journée de l’Indépendance d’Israël prenaient fin, Herzog a écrit que « jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu d’offre appropriée – si une offre appropriée est faite, nous l’examinerons sérieusement ».

« Les rumeurs de progrès sont encore prématurées », poursuit-il, ajoutant que durant l’année écoulée, il avait reçu des demandes quasi-quotidiennes pour se joindre à la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu, refusant chacune d’entre elles.

« Rester là, sans être au volant, ne m’intéresse pas », écrit Herzog.

« Si je reçois un mandat pour arrêter la prochaine procession des funérailles [en évitant une autre guerre], pour mettre un terme à la menace posée par le mouvement de boycott international [contre Israël], pour établir des liens avec les États-Unis et l’Europe, pour lancer des négociations avec les pays régionaux et pour se séparer des Palestiniens avec la création de deux Etats pour arrêter la vague de terreur en cours – alors je sais que mes mains sont sur le volant », a déclaré Herzog, par rapport aux questions qu’il aimerait poursuivre s’il rejoignait la coalition.

Herzog a également déclaré qu’il voulait réduire le coût de la vie, protéger le public israélien dans l’accord très controversé sur le gaz, préserver la Cour suprême de ceux qui cherchent à limiter ses pouvoirs et se débarrasser de lois « racistes et révoltantes » à la Knesset.

Les remarques de Herzog sont intervenues au milieu des critiques acerbes au sein de son parti du fait qu’il envisage de se joindre à la coalition, un mouvement qui menace de diviser la faction parlementaire, composée du parti Travailliste et du parti Hatnua de Tzipi Livni. L’union a été formée avant les élections nationales de 2015.

Les dirigeants de l'Union sioniste, les députés Isaac Herzog et Tzipi Livni lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 18 mars 2015 (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)
Les dirigeants de l’Union sioniste, les députés Isaac Herzog et Tzipi Livni lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 18 mars 2015 (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Ancienne leader du parti Travailliste, Shelly Yachimovich a exprimé à maintes reprises son opposition à se joindre à la coalition au pouvoir de Netanyahu, y compris jeudi quand elle a dit que l’offre que le Premier ministre avait faite à Herzog devrait être rejetée d’emblée.

« Dans les discussions internes, j’ai exprimé mon opinion en termes tranchants, » écrit-elle dans un message envoyé aux journalistes. « Ce n’est pas un gouvernement d’unité, c’est un gouvernement de droite dans tous les sens du terme, dans lequel le parti Travailliste rampe sans aucune condition de recevoir des ministères ni des récompenses ».

La numéro deux d’Herzog dans l’Union sioniste, Livni, a promis de rester en dehors d’un tel gouvernement. Elle a souligné que ni elle, ni les quatre députés du parti Hatnua qu’elle conduits, n’accepteraient de se joindre à la coalition.

L'ex-leader du parti travailliste, la députée Shelly Yachimovich (photo credit: Miriam Alster/Flash90)
L’ex-leader du parti travailliste, la députée Shelly Yachimovich (photo credit: Miriam Alster/Flash90)

Jeudi, le député de l’Union sioniste, Erel Margalit, du parti Travailliste, a ajouté sa voix à ceux contre l’adhésion à la coalition, écrivant une lettre à Netanyahu disant qu’il n’adhérerait jamais à un gouvernement d’union mené par le Premier ministre.

« Je tiens à vous informer que je n’ai pas l’intention de me joindre à ce gouvernement, et je ne me considère pas comme une voix possible pour la coalition, mais plutôt comme une voix déterminée et sûre pour l’opposition », a écrit Margalit.

Mardi, les rapports ont révélé que Herzog a récemment eu des entretiens avec Netanyahu sur une entrée au gouvernement, des sources disant que le chef de file de l’Union sioniste avait tenu à faire le déplacement. Cependant, Netanyahu n’aurait pas offert assez à Herzog pour satisfaire ses demandes de postes importants au sein du cabinet.

Le parti du Likud a publiquement nié mardi que Herzog avait conclu un accord pour rejoindre la coalition.

« Les rapports qu’un accord aurait été conclu entre le Premier ministre Netanyahu et le député Herzog sur l’adhésion du gouvernement ne sont pas corrects, » a déclaré le parti dans un communiqué.

Le gouvernement Netanyahu a actuellement la plus petite majorité possible à la Knesset avec seulement 61 à 59 députés. L’Union sioniste dispose de 24 députés, dont 19 sont membres du parti Travailliste et cinq de Hatnua.

Avec la session d’été de la Knesset qui doit commencer le 23 mai, Netanyahu chercherait à présenter des changements dans le gouvernement aux législateurs.

Les responsables de l’Union sioniste prévoient que l’offre de rejoindre la coalition sera abandonnée si un accord n’a pas été atteint d’ici là.

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