Hezbollah : certains de nos comptes Facebook et Twitter ont été fermés
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Hezbollah : certains de nos comptes Facebook et Twitter ont été fermés

Le groupe terroriste libanais, qui a publié une vidéo de l'attaque ayant causé la 2e guerre du Liban, juge que cela fait "partie de la campagne de propagande contre la résistance"

Le drapeau du Hezbollah au Liban (Crédit : CC Upyernoz/Wikipedia)
Le drapeau du Hezbollah au Liban (Crédit : CC Upyernoz/Wikipedia)

Des comptes Facebook et Twitter appartenant au Hezbollah ont été fermés, a déclaré samedi le groupe terroriste libanais.

Le Hezbollah a déclaré sur l’application me message encryptée Telegram que les fermetures sans avertissements faisaient « partie de la campagne de propagande contre la résistance à cause du rôle important de l’appareil d’information de l’organisation dans divers domaines ».

Il n’y a pas eu d’explication immédiate ni de la part de Facebook ni de Twitter sur la décision de bloquer leurs comptes.

Malgré les fermetures, les internautes ont été redirigés vers des pages nouvelles et existant déjà qui sont associées au Hezbollah, a déclaré le site d’information Ynet.

Si les entreprises ont déjà bloqué des pages appartenant au groupe terroriste soutenu par l’Iran, la fermeture des comptes est intervenue après des menaces récentes par des officiels israéliens d’engager des actions juridiques contre les entreprises de réseaux sociaux qui abritent des comptes de groupes terroristes.

Gilad Erdan, le ministre de la Sécurité publique, a envoyé plus tôt ce mois une lettre au PDG de Twitter Jack Dorsey avertissant que l’entreprise pourrait être poursuivie en Israël si elle ne bloquait pas des comptes appartenant au Hezbollah et aux groupes palestiniens du Hamas et du Jihad islamique.

Erdan a dit que contrairement à d’autres entreprises de réseaux sociaux, Twitter a, dans de nombreux cas, refusé d’enlever le contenu publié par le groupe terroriste.

La ministre de la Justice Ayelet Shaked a aussi menacé d’actions légales contre Twitter après que le géant des réseaux sociaux a refusé d’effacer des publications de terroristes.

La ministre de la Justice et députée du parti HaBayit HaYehudi Ayelet Shaked, (à gauche), avec Gilad Erdan, du Likud, au Parlement israélien, le 16 novembre 2016 (Crédit : (Yonatan Sindel/Flash90)

Le blocage des comptes du Hezbollah est aussi intervenu un jour après que le groupe terroriste a publié de nouvelles images sur les réseaux sociaux de l’attaque à la frontière de 2006 contre des soldats israéliens qui a déclenché la Deuxième guerre du Liban.

Les images téléchargées sur un compte Twitter associé au groupe terroriste montrent les instants après que des terroristes du Hezbollah ont tiré et abattu des soldats israéliens en patrouille le long de la frontière avec le Liban.

La vidéo de mauvaise qualité montre un Humvee de Tsahal après l’attaque qui a coûté la vie à trois soldats en juillet 2006.

Deux corps sont allongés sur le côté droit du véhicule et l’on peut voir les hommes du Hezbollah s’éloigner de la voiture en courant. Une bombe explose ensuite dans le véhicule.

La vidéo se poursuit avec des images qui semblent présenter les terroristes qui fuient la scène de l’attaque, aussi bien à pied qu’en voiture.

On ne sait pas précisément ce qui a conduit à la publication de la vidéo.

Le Hezbollah a déjà diffusé des images de l’attaque dans le passé.

En 2016, al-Mayadeen, une chaîne de télévision associée avec l’organisation chiite, a diffusé une série de documentaires en trois épisodes pour commémorer l’anniversaire des 10 ans de la guerre. Cela comprenait des images de combattant du Hezbollah s’entraînant pour l’attaque.

Le Hezbollah a aussi publié des vidéos en 2007 et 2012, y compris de l’attaque et de l’audio des communications de Tsahal ce jour là. La vidéo publiée en 2012 comprenait la partie du raid dans lequel des combattants du Hezbollah ont ouvert le feu sur le Humvee de Tsahal et ont traversé la frontière pour entrer en Israël. La vidéo se terminait au moment même où les commandos du Hezbollah ont atteint le véhicule.

L’attaque et l’enlèvement des dépouilles des soldats Ehud Goldwasser et Eldad Regev a conduit aux hostilités qui se sont transformées en la Deuxième Guerre du Liban.

La guerre de 34 jours, qui a vu des milliers de roquettes du Hezbollah pleuvoir sur les villes du nord, a coûté la vie de 165 Israéliens, y compris 44 civils. Plus de 1 100 Libanais, aussi bien des combattants du Hezbollah que des civils, ont été tués.

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