Israël en guerre - Jour 288

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Hochstein : Israël et le Liban préfèrent une « solution diplomatique » aux hostilités

À Beyrouth pour apaiser les tensions croissantes, l'envoyé américain souligne que les civils israéliens et libanais à la frontière doivent pouvoir retourner chez eux

L'émissaire américain, Amos Hochstein, à droite, quittant le palais gouvernemental de Beyrouth, accompagné du responsable protocolaire libanais, à gauche, après sa réunion avec le Premier ministre par intérim du Liban le 11 janvier 2024, au milieu des tensions persistantes à la frontière libano-israélienne. (Crédit : Joseph EID / AFP)
L'émissaire américain, Amos Hochstein, à droite, quittant le palais gouvernemental de Beyrouth, accompagné du responsable protocolaire libanais, à gauche, après sa réunion avec le Premier ministre par intérim du Liban le 11 janvier 2024, au milieu des tensions persistantes à la frontière libano-israélienne. (Crédit : Joseph EID / AFP)

Un émissaire américain a appelé jeudi à Beyrouth à une « solution diplomatique » entre le Liban et Israël pour mettre fin aux affrontements à leur frontière impliquant le puissant groupe terroriste islamite chiite du Hezbollah pro-Iran et éviter une escalade.

« Nous devons trouver une solution diplomatique qui permettrait aux Libanais de rentrer dans leurs foyers dans le sud du Liban (…) et aux Israéliens de revenir dans leurs maison dans le nord », a déclaré Amos Hochstein aux journalistes.

Des échanges de tirs opposent quasi quotidiennement à la frontière l’armée israélienne et le Hezbollah pro-iranien depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, allié du Hezbollah, sur le sol israélien le 7 octobre.

Les violences ont gagné en intensité après une frappe attribuée à Israël le 2 janvier près de Beyrouth, qui a tué le numéro deux du Hamas où il vivait, faisant craindre une escalade.

« Je crois que les deux parties préfèrent une solution diplomatique », a déclaré jeudi M. Hochstein, coordinateur spécial du président Joe Biden pour la sécurité de l’énergie.

Une médiation menée par cet émissaire avait abouti en octobre 2022 à la signature entre le Liban et Israël d’un accord délimitant leur frontière maritime, qui avait assuré la répartition de gisements gaziers offshore en Méditerranée orientale.

Plusieurs responsables occidentaux, dont le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell, se sont succédé à Beyrouth depuis une semaine, appelant à ne pas entraîner le Liban dans le conflit régional.

Mercredi, la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, a déclaré à Beyrouth qu’une escalade du conflit « serait une catastrophe pour les deux pays ».

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, qui a achevé jeudi une tournée au Moyen-Orient, a également appelé à essayer d’éviter un débordement du conflit dans la région, où le Hamas dispose d’alliés avec des groupes armés soutenus par l’Iran.

Litige frontalier

M. Hochstein, qui s’était rendu la semaine dernière en Israël, a rencontré jeudi le président du Parlement libanais et le Premier ministre Najib Mikati.

L’envoyé spécial américain Amos Hochstein (à gauche) rencontre le Premier ministre libanais par intérim Najib Mikati à Beyrouth, le 11 janvier 2024 (Crédit : JOSEPH EID / AFP)

« Nous voulons la paix et la stabilité, sur la base des résolutions de l’ONU. Mais la priorité doit être un cessez-le-feu à Gaza, l’arrêt des agressions israéliennes contre le Liban », a déclaré jeudi ce dernier.

Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant avait indiqué la semaine dernière qu’Israël préférait « la voie diplomatique à la voie militaire » pour rétablir le calme à la frontière nord.

Mais mercredi, le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, a averti que les soldats israéliens sauraient se battre au Liban « s’il le faut ».

Une source diplomatique occidentale à Beyrouth qui a requis l’anonymat a précisé à l’AFP qu’une solution diplomatique pourrait englober un règlement du litige frontalier entre le Liban et Israël, qui se retirerait de territoires réclamés par Beyrouth.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait affirmé le 5 janvier que les attaques menées par sa formation avaient placé le Liban « en position de force » en cas d’un règlement du litige frontalier avec Israël « après la fin de l’agression contre Gaza ».

Depuis le début des violences à la frontière le 8 octobre, Israël a fait état de 14 morts, dont neuf soldats, à sa frontière nord. 190 personnes ont été tuées au Liban, parmi lesquelles 141 combattants du Hezbollah, selon un décompte de l’AFP.

Plus de 80 000 personnes ont en outre été déplacées dans le nord d’Israël, et 72 000 autres ont été évacuées de l’autre côté de la frontière par les autorités libanaises.

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