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Hogeg accusé d’agression sexuelle sur mineure ; sa détention provisoire prolongée

Le businessman aurait donné à la police une vidéo qu'il pensait susceptible d'affaiblir les allégations à son encontre, divulguant par inadvertance des informations compromettantes

Moshe Hogeg au Teddy Stadium à Jérusalem le 17 février 2020 (Flash90)
Moshe Hogeg au Teddy Stadium à Jérusalem le 17 février 2020 (Flash90)

L’homme d’affaires Moshe Hogeg, propriétaire du club de football israélien Beitar Jérusalem, a été placé en détention provisoire jusqu’à mercredi prochain alors que des images qu’il a lui-même fournies aux enquêteurs l’auraient impliqué dans l’agression sexuelle d’une mineure.

Hogeg a été arrêté la semaine dernière. Selon des documents judiciaires, il est soupçonné de 21 délits, dont le blanchiment d’argent, le vol et la fraude, ainsi que de délits de turpitude sexuelle et morale actuellement sous le coup d’un embargo.

Selon un reportage diffusé mercredi sur la Treizième chaîne, M. Hogeg a présenté à la police des vidéos de ses rapports sexuels avec une mannequin, dans le but de contester les allégations d’agression sexuelle portées contre lui.

Cependant, les vidéos montraient également une jeune fille mineure qui avait été filmée à son insu pendant un acte sexuel, et Hogeg fait désormais face à des accusations supplémentaires, selon le reportage télévisé.

Deux des proches de Hogeg ont été libérés en résidence surveillée jeudi, ont rapporté les médias hébraïques, après que la police a conclu leur interrogatoire plus tôt que prévu.

Ces développements interviennent un jour après que la Treizième chaîne a diffusé le témoignage détaillé d’une ancienne employée d’une agence de mannequins, Danielle Cohen, sur l’agression sexuelle présumée perpétrée par Hogeg contre un mannequin, ainsi que sur les relations financières qu’il entretenait avec d’autres personnes.

Danielle Cohen (Capture d’écran/Channel 13)

Hogeg a nié l’accusation d’agression et a déclaré que les rapports sexuels étaient consensuels.

Dans un article distinct mardi, le quotidien Haaretz a déclaré que la police avait signé un accord de témoin d’État avec un individu lié à l’enquête sur Hogeg, soupçonné d’être impliqué dans une fraude massive présumée liée aux cryptomonnaies et à une agression sexuelle.

Moshe Hogeg, propriétaire du Beitar Jérusalem, vu lors du match de Premier League israélienne entre le Beitar Jérusalem et l’Hapoel Beersheba au Teddy Stadium à Jérusalem, le 25 août 2019. (Flash90)

Hogeg est un entrepreneur dans la high-tech et un trader de crypto-monnaies.

En 2018, il a acheté l’équipe de football du Beitar Jérusalem. En septembre, il a déclaré qu’il allait vendre le club, citant des tendances racistes anti-arabes parmi ses fans « ingrats ».

En mai, Hogeg a fait partie d’un groupe d’hommes d’affaires poursuivis par d’anciens employés d’un fonds de capital-risque israélien qui affirment que trois des plus grandes offres initiales de pièces de monnaie blockchain en Israël en 2017 et 2018 étaient des escroqueries pures et simples.

Hogeg a nié les allégations et a déclaré que le procès est une tentative d’extorsion de la part d’employés décidés à lui nuire.

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