Il ne devrait pas y avoir de partis religieux, dit Gamliel
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Il ne devrait pas y avoir de partis religieux, dit Gamliel

Attaquant les partenaires de coalition du parti, la ministre Likud déclare que "la politique est une affaire de compris et la religion est tout simplement intransigeante"

La ministre de l'Egalité sociale Gila Gamliel lors d'une réunion hebdomadaire des cabinets au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 25 mars 2018 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)
La ministre de l'Egalité sociale Gila Gamliel lors d'une réunion hebdomadaire des cabinets au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 25 mars 2018 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Une ministre du parti du Likud au pouvoir de Benjamin Netanyahu a attaqué mardi ses partenaires de coalition, disant qu’il ne devait pas y avoir de partis religieux au sein de l’échiquier politique.

Il y a actuellement trois partis religieux dans la coalition : YaHadout HaTorah et Shas, ultra-orthodoxes, et HaBayit HaYehudi, sioniste-religieux.

« S’il y avait la possibilité de ne pas mélanger les partis ultra-orthodoxes et religieux dans le système politique, je le préférerais vraiment – parce que la politique est une affaire de compromis et que la religion est tout simplement intransigeante », a déclaré la ministre de l’Egalité sociale Gila Gamliel mardi lors d’un entretien accordé à la radio militaire.

« Nous pouvons voir cette rupture dans un certain nombre de questions qui se posent et il devrait donc y avoir une séparation claire », a accusé Gamliel. « Je dis toujours qu’on devrait changer le système de gouvernement. Et les gens devraient publiquement s’indigner pour réclamer très exactement cela ».

Il n’y a pas eu de réaction immédiate de la part des membres des partis religieux de la coalition.

Le dirigeant du parti Shas Aryeh Deri (à gauche) avec Moshe Gafni, de Yahadout HaTorah, le 2 septembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La semaine dernière, le ministre des Transports Israel Katz (Likud) a mis un terme à tous les travaux entrepris le samedi sur un pont pédestre de Tel Aviv parce que les membres de la coalition ultra-orthodoxes avaient protesté contre les constructions réalisées pendant Shabbat. C’est la dernière d’une série de controverses sur des questions religieuses qui a menacé de renverser le gouvernement, ce qui entraînerait des élections anticipées.

Gamliel a lié ce qu’il s’est passé au problème plus large de la gouvernance au sein du système politique israélien, faisant écho aux affirmations de longue haleine que le système fracturé de la coalition rend le parti au pouvoir dépendant de partis plus modestes et qu’il rend impossible la promotion de ses politiques propres.

Interrogée sur ses objectifs pour le scrutin des primaires pour les prochaines élections, Gamliel a dit travailler « très dur » pour devenir l’une des cinq premiers membres du Likud sur la liste du parti au pouvoir et qu’elle espérait devenir ministre de l’Education dans le prochain gouvernement – un poste actuellement détenu par le chef de HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett.

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