Inauguration du Mur des déportés à Nice
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Inauguration du Mur des déportés à Nice

À Lyon, une plaque a été posée en hommage aux 75 enfants juifs séquestrés à l’hôpital de l’Antiquaille

Le mur des noms inauguré à Nice, le 30 janvier 2020. (Crédit : Ville de Nice)
Le mur des noms inauguré à Nice, le 30 janvier 2020. (Crédit : Ville de Nice)

Le 30 janvier, dans le cadre des commémorations de la Journée internationale de la commémoration de la Shoah, un Mur des déportés a été inauguré à Nice.

Le monument, situé sur la colline du Château, qui surplombe la ville, compte les noms de 3 486 Juifs raflés sur la Côte d’Azur et déportés depuis Nice vers les camps de la mort. L’âge des moins de 18 ans est précisé à côté de leurs noms. Un texte introductif et historique de Serge Klarsfeld accompagne également chaque nom.

Les noms se trouvent sur l’un des murs extérieurs du plus vieux cimetière juif de Nice, à proximité de la stèle honorant les Justes parmi les Nations.

Le projet, soutenu par la Fondation pour la mémoire de la Shoah, est le fruit du travail du Comité français pour Yad Vashem Nice – Côte d’Azur et de la Ville de Nice.

Lé cérémonie s’est déroulée en présence de Beate et Serge Klarsfeld, de Pierre-François Veil, président du comité français pour Yad Vashem, de Daniel Wancier, délégué régional du comité français pour Yad Vashem, et d’Alain Leray, représentant de la SNCF.

Le même jour, à Lyon, une plaque sur l’Esplanade Saint Pothin (5e arrondissement) a été dévoilée en hommage aux 75 enfants juifs séquestrés en 1944 à l’hôpital de l’Antiquaille. La cérémonie a eu lieu en présence du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, de 75 élèves de CM2 de l’école Albert Camus qui ont déposé une rose pour chaque enfant séquestré, et de lycéens de Saint-Just qui ont lu leurs noms.

En février 1944, l’hôpital de l’Antiquaille, transformé en prison pour les résistants malades et soignés sous surveillance, avait vu arriver en son sein des enfants juifs raflés par la Gestapo. 75 enfants âgés de 4 mois à 14 ans y ont ainsi été séquestrés. 48 d’entre eux ont été déportés dans les camps, et un seul en est revenu. Un enfant se trouvait encore dans la prison lors de la libération de la ville.

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