Iran: Khamenei « résolument » pour une « relation avec le monde »
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Iran: Khamenei « résolument » pour une « relation avec le monde »

L'ayatollah s'en est pris à Washington, qu'il a accusé de mettre "désormais l'accent sur la guerre économique et culturelle" contre l'Iran

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran (Crédit : Wiki Commons)
L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l'Iran (Crédit : Wiki Commons)

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, est « résolument » favorable à ce que son pays ait des relations avec le monde, rapporte lundi son site internet alors que Washington menace de quitter un accord ayant sorti l’Iran de son isolement international.

Accusant le Département du Trésor américain d’être « un cabinet de guerre contre le système de la République islamique », l’ayatollah Khamenei a ajouté que le monde ne se résumait pas à « l’Amérique et quelques pays européens », écrit le site khamenei.ir en rendant compte d’un discours prononcé lundi à Téhéran par le numéro un iranien.

« Je ne crois pas qu’il faille rompre les liens avec le monde, mais s’en remettre au monde extérieur serait une très grave erreur », a déclaré le guide, selon des extraits publiés sur son site.

« Nous devons bien entendu entretenir résolument une relation avec le monde qui soit sage et judicieuse, mais nous devons aussi savoir que le monde ne se limite pas à l’Amérique et à quelques pays européens. Le monde est grand et nous devons avoir des relations avec des pays divers », ajoute le site en citant M. Khamenei.

De même source, M. Khamenei s’en est pris durant son allocution à Washington, qu’il a accusé de mettre « désormais l’accent sur la guerre économique et culturelle » contre l’Iran.

Ces propos surviennent alors que le monde attend l’annonce, vers le 12 mai, d’une décision du président américain Donald Trump relative au maintien ou non de son pays comme partie à l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 à Vienne entre Téhéran l’Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie.

En vertu de cet accord, l’Iran a obtenu la levée temporaire d’une partie des sanctions internationales et étrangères – américaines notamment – visant son système économique et financier en échange d’une réduction de son programme nucléaire controversé destinée à prouver que la République islamique ne cherche pas à obtenir la bombe atomique.

M. Trump menace depuis des mois de sortir les États-Unis de cet accord qu’il juge mauvais et les craintes sont grandes parmi les partisans de l’accord – notamment l’Union européenne – qu’il ne passe à l’acte à l’expiration, le 12 mai, de l’ultimatum qu’il a donné aux Européens pour obtenir des concessions iraniennes, que refuse Téhéran.

Téhéran accuse régulièrement les Occidentaux d’avoir failli à leurs engagements au titre de l’accord de Vienne, dont les effets positifs sur l’économie iranienne se font toujours attendre.

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