Israël autorise les vaccinations à l’école
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Israël autorise les vaccinations à l’école

Le cabinet Corona devrait se réunir dimanche pour prendre des décisions sur le lancement de l'année scolaire, normalement prévue le 1er septembre

Le nouveau chef du ministère de la Santé Nachman Ash au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 14 juillet 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)
Le nouveau chef du ministère de la Santé Nachman Ash au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 14 juillet 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Le directeur-général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a signé mercredi une directive ordonnant aux écoles du pays d’autoriser les vaccinations dans leurs locaux pendant les heures de classe, mettant apparemment fin à une longue dispute avec la ministre de l’Éducation à ce sujet.

La directive demande aux chefs d’établissement d’autoriser les équipes du ministère de la Santé à entrer pendant les heures de classe et à administrer les vaccins au personnel volontaire et aux élèves de plus de 12 ans qui ont une autorisation écrite de leurs parents pour se faire vacciner.

Ainsi, les étudiants haredi, qui ont déjà commencé leur année scolaire, commenceront à se faire vacciner jeudi.

Le cabinet Corona devrait se réunir dimanche pour prendre des décisions sur le lancement de l’année scolaire.

Mardi, le Premier ministre Naftali Bennett a refusé de s’engager à ouvrir les écoles dans tout le pays le 1er septembre comme prévu, alors que les cas de COVID-19 continuent d’augmenter.

« Nous prendrons cette décision dans la semaine à venir, en fonction de la situation de la pandémie », a déclaré Bennett à un journaliste de la Treizième chaîne.

La ministre de l’Éducation, Yifat Shasha-Biton, s’est opposée à d’autres responsables gouvernementaux au sujet de l’administration des vaccins dans les écoles. Elle a insisté pour que les vaccins ne soient pas administrés pendant les heures de classe, une position qui entraverait, selon elle, un programme de vaccination efficace dans le système éducatif. Israël a régulièrement effectué d’autres campagnes de vaccination dans les écoles.

La ministre a suscité la controverse en qualifiant l’idée de vacciner les élèves dans les écoles de « crime ».

Mardi, le quotidien Haaretz a rapporté que le procureur général Avichai Mandelblit préparait un avis juridique qui soutiendrait le droit du ministre de la Santé à court-circuiter la ministre de l’Education sur cette question.

Des étudiants israéliens à Ashdod, le 29 novembre 2020. (Crédit : Flash90)

Les fonctionnaires du ministère de la Justice sont d’avis que Shasha-Biton n’est pas autorisée à empêcher les élèves de se faire vacciner pendant les heures de classe si leurs parents sont d’accord, selon le rapport.

Malgré leurs divergences sur les vaccinations, le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, et Shasha-Biton se sont mis d’accord lundi sur un plan selon lequel les élèves fréquentant les écoles des « villes rouges » – celles où les épidémies de virus sont les plus graves sur l’échelle de couleurs du ministère de la Santé – passeront à l’enseignement à distance si moins de 70 % des élèves d’une classe ont été vaccinés, ont récupéré du COVID ou ont passé un test sérologique positif pour les anticorps. M. Mandelblit soutient également le plan, qui s’appliquerait aux classes de 4e et plus.

Cependant, le ministère de la Justice a indiqué lundi au gouvernement qu’un autre élément clé de son plan visant à permettre la réouverture des écoles le 1er septembre ne pouvait être mis en œuvre, rapporte Haaretz.

Le cadre de fonctionnement des écoles pendant la pandémie prévoit de n’autoriser l’accès aux écoles qu’aux élèves vaccinés ou guéris ou à ceux dont le test de dépistage du virus est négatif. Toutefois, les fonctionnaires du ministère de la Justice ont constaté qu’il était difficile, d’un point de vue juridique, de priver des enfants d’une éducation simplement parce que leurs parents refusent de les laisser se faire vacciner ou de faire un test de dépistage du virus.

Le rapport a noté que lors d’une épidémie de rougeole en 2019, Mandelblit avait approuvé des mesures qui consistaient à refuser l’entrée des écoles, aux élèves qui n’étaient pas vaccinés, et à fournir aux écoles des informations sur les élèves qui n’étaient pas immunisés. En conséquence, des centaines d’élèves avaient été tenus à l’écart des écoles, selon le rapport.

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