Israël et l’AP avancent sur le pipeline gazier pour Gaza
Rechercher

Israël et l’AP avancent sur le pipeline gazier pour Gaza

Une force de travail présidée par le Quartet et soutenue par les Pays-Bas examinera une étude de faisabilité complète

Des employés de la compagnie d'électricité palestinienne traînent une ligne électrique, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 août 2014. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Des employés de la compagnie d'électricité palestinienne traînent une ligne électrique, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 août 2014. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Israël et l’Autorité palestinienne (AP) se sont accordés sur un projet de construction d’un pipeline de gaza pour la bande de Gaza pour tenter de renforcer l’approvisionnement en énergie et en eau dans l’enclave palestinienne sous blocus.

Gaza fait face à une crise énergétique sévère, les autorités utilisant un système de rationnement de l’électricité avec huit heures de courant, puis huit heures de coupure. La seule centrale électrique de Gaza opère en général en capacité réduite de moitié.

Une source de l’AP a déclaré au Times of Israël que les responsables palestiniens avaient été informés que les politiques israéliens avaient donné leur feu vert mardi. Israël et les Palestiniens doivent demander ensemble des financements pour le pipeline à plusieurs pays donateurs. Un comité composé de représentants de ces états donateurs devrait se rencontrer à New York dans le mois.

Cet accord s’inscrit dans un contexte où de nombreuses autres conventions ont été atteintes entre Israël et l’AP, dont l’une sur une importante dette de deux milliards de shekels due par l’AP à la Corporation électrique israélienne, sur l’amélioration du service postal, et la technologie cellulaire 3G.

Ce mois-ci, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que les Pays-Bas aideront Israël à construire le pipeline Israël – Gaza.

Rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, aux Pays-Bas, le 6 septembre 2016. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)
Rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, aux Pays-Bas, le 6 septembre 2016. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

« Nous voulons aider la population de Gaza et la première étape est d’améliorer l’approvisionnement en eau et en énergie […] notamment en posant un pipeline gazier », a déclaré Netanyahu pendant une visite de deux jours aux Pays-Bas au début du mois.

Les Pays-Bas ont été fortement impliqués dans le projet, travaillant étroitement avec le Quartet pour le Moyen Orient, composé des Etats-Unis, de l’Union européenne, des Nations unies et de la Russie, pour lancer une étude de faisabilité sur le pipeline.

Avec le soutien du gouvernement hollandaise, le Quartet « a initié une étude de faisabilité pour un pipeline de gaz naturel vers Gaza […, qui] fera passer le projet de l’étape conceptuelle à l’étape de la mise en place », selon un document du Quartet.

« Une étude de faisabilité terminée donnera à toutes les parties les informations nécessaires (dont la meilleure route pour le pipeline) pour développer le projet de mise en place en détail et les estimations financières », est-il écrit dans le document.

L’organisation a déclaré qu’elle avait lancé et présidait la force de travail Gaz pour Gaza (surnommée G4G) par le Quartet pour « fournir à toutes les partis prenantes pertinentes des informations provenant de l’étude de faisabilité au fur et à mesure de ses progrès et pour fournir une plateforme à toutes les partis prenantes pour se coordonner et travailler ensemble jusqu’à la mise en place du projet. »

Le Qatar, a déclaré le Quartet, a joué « un rôle très constructif » dans le soutien au projet et continuera à travailler dessus.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...