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Israël lance un programme-pilote pour des tests PCR rapides et sans écouvillon

Certains patients seront testés à la fois avec des écouvillons nasaux et avec la nouvelle méthode. Les autorités décideront ensuite s'il y a lieu de modifier les tests

Un technicien prélève des échantillons par écouvillon pour le COVID-19 dans un centre de test géré par la municipalité de Tel Aviv, le 20 juillet 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Un technicien prélève des échantillons par écouvillon pour le COVID-19 dans un centre de test géré par la municipalité de Tel Aviv, le 20 juillet 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministère de la Santé a annoncé jeudi l’organisation d’un programme pilote pour effectuer des tests PCR COVID-19 en utilisant des échantillons de salive plutôt que des écouvillons nasaux, dans le but de trouver une méthode moins inconfortable pour vérifier la présence du coronavirus.

Le ministère a déclaré que la nouvelle méthode de test donnerait également des résultats plus rapides, en 45 minutes environ.

Le test a déjà été utilisé cette semaine au centre de test de la place Rabin à Tel Aviv. Il a été mis au point par le Dr Amos Danielli, de la faculté d’ingénierie de l’université Bar Ilan, et est réalisé avec l’aide du laboratoire central des virus du ministère de la Santé et de la direction de la recherche et du développement du ministère de la Défense.

Le programme pilote se déroule sur deux semaines. Les participants passeront un double test – à la fois l’écouvillon et l’échantillon de salive – et les deux méthodes seront ensuite comparées sur plusieurs catégories, notamment la validité des résultats, la sécurité et le confort. Il n’a pas été précisé dans l’immédiat comment la salive serait prélevée pour les tests.

Une fois que des centaines de tests de ce type auront été effectués, les résultats seront examinés et les autorités décideront s’il convient de tester désormais avec la nouvelle méthode.

Cette évolution intervient alors qu’Israël continue d’enregistrer une baisse des infections au COVID-19 qui, selon les autorités, indique que la quatrième vague de cas de coronavirus dans le pays, est en train de décliner. Les chiffres du ministère de la Santé de jeudi matin montrent que 2 369 nouveaux cas de COVID-19 ont été diagnostiqués la veille, 2,3 % des tests ayant donné un résultat positif.

Le nombre de cas actifs a encore baissé pour atteindre 33 044 et les cas graves ont poursuivi leur déclin pour atteindre 475, mais le nombre de patients définis comme critiques a augmenté à 235.

Le nombre de décès est passé à 7 867.

Des personnes font la queue pour subir un test de dépistage du COVID-19 sur la place Rabin à Tel Aviv, le 19 juillet 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Des règles actualisées sont entrées en vigueur cette semaine concernant le laissez-passer vert, un document qui permet l’accès aux lieux publics, aux personnes qui sont soit vaccinées contre la COVID-19, soit guéries, soit récemment testées négatives.

En vertu des nouvelles règles, les laissez-passer verts ne seront délivrés qu’aux personnes ayant reçu les deux premières ou les trois injections de vaccin, et ne seront valables que pendant six mois, à compter d’une semaine après la dernière dose. En outre, les personnes qui se sont remises du COVID-19 peuvent obtenir un laissez-passer vert, valable six mois après la date de leur guérison, ou six mois après avoir reçu une seule dose de vaccin de suivi.

Un laissez-passer vert temporaire peut également être obtenu grâce à un test de dépistage du virus négatif, qui doit être payé à moins que la personne ne soit pas éligible à la vaccination. Il n’est valable que pour quelques jours au maximum.

La vaccination, dont le schéma recommandé est de trois doses, est un élément central de la réponse du gouvernement à la vague de coronavirus.

Israël, premier pays à proposer officiellement une troisième dose, a lancé sa campagne de rappel du COVID-19 le 1er août, en la réservant dans un premier temps aux personnes âgées de plus de 60 ans. Il a ensuite progressivement abaissé l’âge d’éligibilité, pour finalement l’étendre à toutes les personnes âgées de 12 ans et plus qui ont reçu la deuxième dose au moins cinq mois auparavant.

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