Israël riposte en Syrie après la chute d’un obus de mortier sur le Golan
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Israël riposte en Syrie après la chute d’un obus de mortier sur le Golan

L’armée a ciblé l’artillerie d’Assad en réponse à l’impact en territoire israélien, quelques heures après l’application d’un cessez-le-feu en Syrie

L'armée israélienne sur le plateau du Golan.Illustration. (Crédit : Basal Awidat/Flash90)
L'armée israélienne sur le plateau du Golan.Illustration. (Crédit : Basal Awidat/Flash90)

L’aviation israélienne a frappé mardi des positions de l’armée syrienne après la chute d’un obus de mortier venu du territoire syrien sur la partie israélienne du plateau du Golan, a annoncé l’armée israélienne.

La frappe a été effectuée sur « des positions d’artillerie du régime syrien dans le centre du plateau du Golan », en réponse à « un projectile » tombé lundi en territoire israélien sans faire de victimes, a indiqué l’armée dans un communiqué.

Une porte-parole militaire a déclaré que la chute de ce projectile n’avait très probablement pas été intentionnelle et était une conséquence du « conflit interne en Syrie ».

Une trêve négociée par la Russie et les Etats-Unis est entrée en vigueur lundi soir, à 19h00 en Syrie entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles, mais elle ne s’applique pas aux zones contrôlées par les groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Fateh al-Cham (auparavant Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda).

Le tir de mortier a été annoncé par l’armée israélienne vers 21h00.

L’armée israélienne tient le gouvernement syrien pour responsable de tout tir partant de son territoire, quelle qu’en soit la source. Cependant, des incidents similaires sont fréquents. Celui de lundi était le quatrième en neuf jours.

La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l'armée israélienne sur des positions de l'armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)
La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l’armée israélienne sur des positions de l’armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)

Samedi, un obus de mortier a explosé sur le Golan israélien, déclenchant des représailles israéliennes. Une porte-parole de l’armée israélienne avait déclaré que le projectile était probablement « un débordement » non-intentionnel des combats faisant rage en Syrie. Peu après, l’armée israélienne avait visé des positions de l’artillerie du régime syrien, selon un communiqué de l’armée.

Quelques heures après, un deuxième obus avait frappé le Golan à la frontière, sans faire de blessé ni de dommage.

L’armée de l’air israélienne a frappé dans la nuit de mercredi à jeudi des lanceurs de roquettes appartenant à l’armée syrienne après la chute mercredi soir d’un projectile dans une zone ouverte du Golan israélien. L’obus n’a causé ni blessés ni dommages, après avoir atterri dans un champ du kibboutz Merom Golan.

Dimanche dernier, un obus de mortier tiré depuis la Syrie avait touché une zone ouverte de la zone démilitarisée du Golan israélien, sans entraîner ni blessés ni dommages. En réponse, l’armée israélienne avait frappé des cibles de l’artillerie syrienne sur le plateau.

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