Israël/Palestiniens : Sarkozy juge dangereux de passer par l’ONU
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Israël/Palestiniens : Sarkozy juge dangereux de passer par l’ONU

L'ancien président français qui est en visite en Israël et en Cisjordanie "reste attaché à l'idée de deux Etats-nations"

Le président israélien Reuven Rivlin serre la main de l'ancien président français et le chef du principal parti d'opposition de droite de la France "Les Républicains", Nicolas Sarkozy (à gauche) le 8 juin 2015 lors d'une réunion à la résidence présidentielle à Jérusalem (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)
Le président israélien Reuven Rivlin serre la main de l'ancien président français et le chef du principal parti d'opposition de droite de la France "Les Républicains", Nicolas Sarkozy (à gauche) le 8 juin 2015 lors d'une réunion à la résidence présidentielle à Jérusalem (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a jugé « dangereux » lundi à Jérusalem le projet du gouvernement de son pays de passer par une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de relancer l’effort de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Sarkozy, en visite d’une journée en Israël et dans les Territoires palestiniens, a aussi qualifié ce projet « d’erreur ».

« Je verrai quand elle sera présentée », a déclaré Sarkozy à la presse en parlant d’une possible résolution française.

« Mais (cela) me semble toujours curieux lorsqu’on prend des initiatives sans demander le soutien, l’avis des gens qui sont concernés ; ça me paraît dangereux parce que, qui peut imaginer qu’on pourra contraindre Israéliens et Palestiniens à faire la paix sans eux ; c’est eux qui doivent faire la paix ».

« La paix ici viendra d’abord des Israéliens et des Palestiniens eux-mêmes et tout ce qui sera fait de l’extérieur, me semble-t-il, sans leur accord, sans leur soutien (..) serait une erreur », a-t-il ajouté, assurant qu’il « reste attaché à l’idée de deux Etats-nations vivant en paix côte à côte ».

Sarkozy, qui s’exprimait devant les journalistes à l’occasion d’une visite d’entreprise, avait auparavant rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la matinée. Ce dernier est farouchement opposé à ce que le Conseil de sécurité intervienne dans le conflit israélien-palestinien et soutient que celui-ci doit être résolu par des discussions bilatérales.

De telles discussions, sous l’égide américaine, ont avorté en avril 2014. Les Palestiniens ont tenté d’avoir recours au Conseil de sécurité fin 2014, sans succès.

Devant le constat d’un status quo intenable selon elle, la France veut un accompagnement international pour une relance des discussions de paix. Elle devrait, après le 30 juin, reprendre ses efforts pour faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution qui fixerait un calendrier et des paramètres de négociations.

Sarkozy devait rencontrer dans l’après-midi le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah.

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