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Italie : Arrestation d’un suprémaciste blanc soupçonné de terrorisme

Le suspect a collaboré à des documents d'inspiration néo-nazie et antisémite, qui invitent à la révolution contre "l'État contrôlé par les sionistes" et à l'élimination des Juifs

Un homme brandit un drapeau italien devant la cathédrale gothique de Milan, en Italie, à l'occasion de la Journée de la libération, le dimanche 25 avril 2010. (Crédit ; AP Photo/Luca Bruno)
Un homme brandit un drapeau italien devant la cathédrale gothique de Milan, en Italie, à l'occasion de la Journée de la libération, le dimanche 25 avril 2010. (Crédit ; AP Photo/Luca Bruno)

Un Italien de 22 ans proche de groupes suprémacistes blancs, soupçonné d’association terroriste et d’incitation à commettre des attaques racistes et antisémites, a été arrêté vendredi à Savone (nord-ouest), a annoncé la police.

Selon les enquêteurs, le suspect avait « avec d’autres jeunes de son âge créé une organisation baptisée « Nouvel Ordre social », d’inspiration national-socialiste, dont le but était de recruter d’autres volontaires et planifier des actions extrémistes et violentes ».

À travers les réseaux sociaux, cet homme passionné et expert en armes et objets militaires était en contact avec d’autres personnes ayant les mêmes orientations idéologiques.

Il a ainsi collaboré à la rédaction et à la diffusion sur Internet de documents d’inspiration néo-nazie et antisémite, qui invitent ouvertement à la révolution violente contre « l’État contrôlé par les sionistes » et à l’élimination physique des Juifs.

Le suspect, dont l’action « s’inspire du groupe suprémaciste américain AtomWaffen Division et des Waffen-SS nazis », a aussi participé à des groupes de discussion ayant pour but de faire de la propagande et d’inciter à la violence.

Parmi les objectifs affichés figuraient des actions terroristes d’inspiration suprémaciste, comme celles d’Utoya en Norvège en 2011 et de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019.

La police a également procédé à des perquisitions aux domiciles de douze autres suspects dans plusieurs villes de la péninsule, notamment à Turin (nord-ouest), Cagliari (Sardaigne, sud), Pérouse (Ombrie, centre), Bologne (nord) et Palerme, la capitale de la Sicile (sud).

Les groupes d’extrême droite italiens, parfois violents, ont des racines qui remontent notamment à la dictature fasciste de Benito Mussolini (1922-1943).

En 2018, un sympathisant néo-nazi avait tiré sur une douzaine de migrants africains à Macerata (centre), faisant six blessés.

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