Jérusalem licenciera plus de 2 000 employés dans le cadre d’un plan budgétaire
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Jérusalem licenciera plus de 2 000 employés dans le cadre d’un plan budgétaire

Le maire Nir Barkat a déclaré que le ministère des Finances était responsable de ce "plan dévastateur"

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, lors d'une conférence de presse à la municipalité de Jérusalem au sujet de son différend avec le ministère des Finances sur le budget de la ville, le 1er janvier 2018 (Crédit : Flash90)
Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, lors d'une conférence de presse à la municipalité de Jérusalem au sujet de son différend avec le ministère des Finances sur le budget de la ville, le 1er janvier 2018 (Crédit : Flash90)

La municipalité de Jérusalem licenciera 2 150 employés dans le cadre d’un plan budgétaire coordonné avec le ministère des Finances.

A ce jour, 600 avis de licenciement ont été envoyés aux employés municipaux – dont 317 ouvriers de l’assainissement de l’eau, 64 policiers municipaux, 160 employés de centres de santé, 18 assistants à l’emploi et 21 travailleurs de l’autorité de migration municipale.

En outre, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a limité les fonds versés à diverses activités municipales, ce qui devrait lui permettre de faire une économie de 250 millions mais qui devrait également entraîner le licenciement de 1 150 employés supplémentaires, d’après les médias.

Barkat prétend que la capitale n’a pas reçu les centaines de millions de shekels de financements qu’elle devait recevoir.

Selon le maire, Kahlon aurait annulé les transferts de fonds car Barkat a soutenu le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des dernières élections au lieu de le soutenir lui.

Prime Minister Benjamin Netanyahu (center) flanked by Communications Minister Moshe Kahlon (left) and Jerusalem Mayor Nir Barkat at the Menachem Begin Heritage Center. (photo courtesy of Benjamin Netanyahu's Facebook page)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) entouré du ministre de la Communication Moshe Kahlon (à gauche) et du maire de Jérusalem, Nir Barkat, au Menachem Begin Heritage Centre (Crédit : Autorisation/ Page Facebook de Benjamin Netanyahu)

Dans une déclaration publiée mercredi, Barak a affirmé que Kahlon était responsable de ce « coup dévastateur » et a juré de « faire tout son possible pour résoudre la crise et empêcher la fermeture de la ville ».

« Kahlon doit faire preuve de leadership et sortir de sa cachette pour que puissions résoudre la crise », a ajouté le communiqué.

Il a ensuite détaillé les divers programmes culturels que la municipalité a dû annuler dans les semaines à venir en raison du manque de fonds.

Dans un communiqué, le ministère des Finances a rejeté les affirmations de Barkat et a déclaré que Kahlon avait en réalité augmenté le budget de la capitale.

La querelle entre Kahlon et Barkat s’est envenimée dimanche lorsque les camions à ordures de la ville de Jérusalem ont abandonné des tonnes de détritus à l’extérieur du ministère des Finances, un geste qui aurait été autorisé par Barkat.

Un tas d’ordures laissées par les éboueurs de la ville de Jérusalem devant le ministère des Finances dans le cadre du différend sur le budget de la ville qui oppose la municipalité au ministère, le 31 décembre 2017. (Hadas Parush / Flash90)

Kahlon, un ancien ministre du parti Likud de Netanyahu, a créé le parti Koulanou, qui est censé être une version plus sociale du parti Likud. Son parti Koulanou a remporté 10 sièges aux élections de 2015.

Barkat affirme que cette vendetta politique coûte des centaines de millions de shekels à la capitale chaque année. Le maire accuse également Kahlon de n’avoir pas présenté à la commission ministérielle pour la législation une loi budgétaire qui accorderait une subvention spéciale à Jérusalem, a signalé Hadashot TV.

Barkat a lancé une campagne, qui a duré plusieurs semaines, avec le slogan « Kahlon décide : Jérusalem ou la politique ». La municipalité a également publié des clips vidéo sur les réseaux sociaux accusant Kahlon de retenir le financement et d’ignorer les demande de Barkat pour que l’argent soit versé.

Pour leur part, les critiques de Barkat affirment que ces dernières années, il a laissé ses propres aspirations politiques nationales, notamment au sein du Likud, prendre le pas sur les besoins de la ville.

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