Katz menace de détruire les infrastructures libanaises, « faute d’avoir » désarmé le Hezbollah
Deux ont été légèrement blessés par un impact de roquette sur la maison ; Israël frappe un pont sur la rivière Litani, qu'il qualifie de « passage clé » pour le groupe terroriste soutenu par l'Iran ; Le gouvernement aurait évalué un terrain plus large

Aujourd’hui vendredi, le ministre de la Défense, Israel Katz, a menacé le gouvernement libanais de détruire les infrastructures publiques utilisées par le Hezbollah si le groupe terroriste n’était pas désarmé, après que l’armée israélienne a bombardé un pont qualifié par elle de « point de passage clé » de l’organisation.
« Ce n’est que le début. Le prix à payer par le gouvernement et l’État libanais sera de plus en plus élevé, et jusqu’à ce que les infrastructures publiques utilisées par les terroristes du Hezbollah soient détruites », a affirmé Katz lors d’un point de situation en présence du chef d’État-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, et des dignitaires de plus haut rang de l’armée.
Israël est à nouveau en conflit avec le Hezbollah, lequel a tiré, la semaine passée, des centaines de missiles sur Israël sur fond de frappes américano-israéliennes contre le parrain de l’organisation terroriste, à savoir l’Iran. Vendredi, deux personnes ont été légèrement blessées par des tirs de roquettes du Hezbollah qui ont touché la maison d’un kibboutz.
Israël a riposté par d’importants bombardements contre le Hezbollah et renforcé sa présence dans le sud-Liban. Il semble que le gouvernement envisage d’y lancer une grande opération terrestre.
« Le gouvernement libanais s’est fourvoyé et n’a pas respecté son engagement de désarmer le Hezbollah. Il va le payer cher : ses infrastructures vont être détruites et il va perdre des territoires, jusqu’à ce qu’il respecte cet engagement essentiel », a-t-il ajouté.
Il s’agit là du deuxième avertissement de Katz au gouvernement libanais en l’espace de deux jours, pour obtenir que le Hezbollah dépose les armes ou soit désarmé. Jeudi, Katz a déclaré au gouvernement libanais que s’il n’empêchait pas le Hezbollah de tirer des missiles sur Israël, Israël « se rendrait maître du territoire et le ferait lui-même ».
La communauté internationale n’a pas manqué de s’élever contre les combats. Vendredi, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré qu’il était venu au Liban pour « témoigner de sa solidarité avec le peuple libanais », écrivant sur X : « Ils n’ont pas choisi cette guerre. On les a entraînés là-dedans. »
Vendredi, l’armée israélienne a annoncé le bombardement d’un pont sur le fleuve Litani utilisé par le Hezbollah comme « point de passage clé » pour aller du nord vers au sud-Liban.
Selon l’armée, le Hezbollah utilisait le pont de Zrarieh « pour se rendre du nord au sud du pays, préparer la guerre contre les soldats de Tsahal et porter atteinte aux civils de l’État d’Israël, tout en mettant en danger les civils libanais et en causant d’importantes destructions dans des zones peuplées. »
L’armée israélienne a déclaré que, pour se prémunir de la « menace contre les civils israéliens et libanais, il était nécessaire de bombarder le pont. », ajoutant que le Hezbollah avait positionné des lance-roquettes près de ce pont et récemment tiré des roquettes sur Israël depuis ce secteur.
Deux personnes blessées par une roquette du Hezbollah
Le Hezbollah a continué à tirer des roquettes et des drones sur Israël pendant toute la nuit de jeudi à vendredi, ce qui a jeté des centaines de milliers de personnes aux abris dans le nord d’Israël.
Vendredi matin, deux personnes ont été légèrement blessées par l’impact d’une roquette en Galilée occidentale. La roquette est tombée sur une maison du kibboutz Kabri, à laquelle elle a ocasionné des dégâts considérables.
Magen David Adom a annoncé la prise en charge d’une femme de 50 ans blessée par un éclat d’obus, ainsi qu’un homme de 60 ans légèrement blessé par l’explosion.
Depuis le 2 mars dernier, l’organisation terroriste a, en moyenne, tiré une centaine de roquettes chaque jour, estime Tsahal.
Israël serait en train d’évaluer les différentes options terrestres ; selon Netanyahu, tout peut encore être évité
Jeudi soir, la chaîne publique Kan a indiqué que le cabinet de sécurité s’était réuni pour examiner la question d’une campagne de plus grande envergure dans le sud-Liban destinée à prendre le contrôle du territoire situé au sud du fleuve Litani. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait donné son accord sur ce point.
Citant Katz dans ses propos destinés à la presse, jeudi, Netanyahu a laissé ouverte la possibilité d’éviter une opération terrestre au Liban, pour peu que le gouvernement libanais parvienne à faire cesser les menaces contre Israël.
« Vous avez fait une promesse, prenez votre destin en main », a-t-il dit en s’adressant au gouvernement à Beyrouth. « C’est le moment d’agir. »
« S’il ne le fait pas, vous savez que nous le ferons, » a-t-il poursuivi. « Comment ? Sur le terrain, ailleurs, bien des choses sont possibles — je ne donnerai pas plus de détails ici. Mais je vous garantis que le Hezbollah paiera cher. »
Netanyahu a ajouté que si le gouvernement libanais voulait « sauver sa peau », il lui faudrait « participer à cette action », avant d’ajouter : « S’il ne le fait pas, nous n’aurons pas d’autre choix que de le faire à notre manière. »
Netanyahu a promis de ne pas « abandonner les habitants du nord », ajoutant qu’il parait « pas pour le plaisir mais pour agir ».
Entre-temps, l’armée israélienne a continué à bombarder des cibles du Hezbollah ailleurs au Liban, en donnant de plus amples détails sur les frappes et opérations terrestres menées cette semaine contre le groupe terroriste soutenu par l’Iran.
Vendredi, l’armée a annoncé une frappe aérienne à Beyrouth, en ajoutant qu’elle donnerait des détails ultérieurement.
Selon les médias libanais officiels, un drone a frappé un appartement du quartier Burj Hammoud de Beyrouth, dans la périphérie nord. C’est la première fois que, durâtes ce conflit, les banlieues nord de Beyrouth, essentiellement chrétiennes, sont touchées, dans le cadre d’une expansion des bombardements israéliens.
L’agence nationale de presse libanaise a rapporté qu’une frappe israélienne dans l’est du Liban, contre un responsable du Groupe islamique, avait fait deux victimes.
La frappe matinale de vendredi sur un logement du village oriental de Bar Elias a blessé Youssef Dahouk, responsable local d’al-Jamaa al-Islamiya, connu sous le nom de Groupe islamique, ainsi que deux autres personnes, selon la NNA. L’agence a indiqué que les deux fils de Dahouk avaient été tués lors de cette frappe.
Ces deux dernières années, Israël s’en est pris à des responsables du Groupe Islamique, branche libanaise des Frères musulmans.
Des images de caméras corporelles de Tsahal donnent un aperçu des opérations dans le sud-Liban
Jeudi, l’armée israélienne a publié des images de caméras corporelles donnant à voir ses soldats en train de se déployer dans le sud-Liban dans le cadre d’une « position avancée renforcée ».
Selon Tsahal, cette semaine, les soldats de la 91e division régionale « Galilée » ont mené un raid nocturne au cours duquel des infrastructure de la force d’élite Radwan du Hezbollah ont été détruites.
L’armée israélienne a déclaré avoir frappé les sites du Hezbollah avec de l’artillerie et des frappes aériennes.
Des images de caméras corporelles publiées par Tsahal le 12 mars 2026 montrent des troupes de Tsahal opérant dans le sud du Liban. (Forces de défense israéliennes)
L’armée israélienne a revendiqué la mort d’un universitaire, par ailleurs opérateur de drone pour le Hezbollah
Un membre de l’unité drones du Hezbollah, qui en parallèle enseignait à l’université, a été tué hier soir lors d’une frappe israélienne à Beyrouth, selon la lieutenant-colonelle Ella Waweya, porte-parole arabe de Tsahal.
Murtada Hussein Sarour a été ciblé près de l’Université libanaise de Beyrouth.
Waweya a indiqué que Sarour faisait partie des forces aériennes du Hezbollah, par ailleurs connues sous le nom d’Unité 127, en charge des attaques de drones explosifs contre Israël et du pilotage de drones de surveillance dans le but de collecter des renseignements. Il était le frère de Muhammad Hussein Sarour, ex-commandant de l’Unité 127 tué par Israël en septembre 2024, a-t-elle rappelé.
« Au-delà de ses activités pour le Hezbollah, Murtada Hussein Sarour était chargé de cours en chimie à l’Université libanaise de Beyrouth », a souligné Waweya.
L’armée de l’air a bombardé à Beyrouth une institution financière liée au Hezbollah
Jeudi, l’Armée de l’air israélienne a frappé plusieurs succursales d’une institution financière liée au Hezbollah, ainsi que d’autres infrastructures appartenant à l’organisation terroriste.
Jeudi, d’autres frappes aériennes à Beyrouth et dans le sud-Liban ont touché des centres de commandement à partir desquels des opérateurs du Hezbollah « ont mené des attaques terroristes contre Israël et ses citoyens », a indiqué Tsahal. Avant les frappes, l’armée israélienne a conseillé aux civils libanais d’évacuer les lieux.
Des locaux appartenant à l’association Al-Qard al-Hassan, utilisée par le mandataire de l’Iran comme une instritution financière, ont été bombardés à Beyrouth.
Selon ‘armée israélienne, l’association Al-Qard al-Hassan est utilisée par le Hezbollah pour stocker de l’argent, gérer les salaires de ses agents, transférer des fonds depuis l’Iran et acheter des armes.
Un grand nombre de locaux de l’association Al-Qard al-Hassand ont été bombardés par l’armée israélienne, au Liban, ces tout derniers jours, de façon à « durcir le coup porté à l’organisation terroriste Hezbollah et à ses ressources », selon Tsahal.







