Kerry peste contre Israël, décrie l’imminence d’un seul état
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Kerry peste contre Israël, décrie l’imminence d’un seul état

Le secrétaire d'Etat Américain, John Kerry a pris pour cible Israël et les Palestiniens la semaine dernière, les accusant de saboter la perspective d'une solution à 2 Etats

Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, fait une déclaration sur la Syrie au département d'Eta,t à Washington, D.C., le 15 mars 2016. (Crédit : Jim Watson/AFP)
Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, fait une déclaration sur la Syrie au département d'Eta,t à Washington, D.C., le 15 mars 2016. (Crédit : Jim Watson/AFP)

Lors d’une réunion lundi dernier, avec des pays qui financent l’Autorité palestinienne, Kerry a accusé Israël d’avoir failli aux promesses faites aux Palestiniens, et d’augmenter l’activité de construction dans les implantations afin de rendre difficilement possible l’établissement d’un futur Etat Palestinien, a-t-on pu lire dans l’édition du journal Haaretz de dimanche.

Kerry aurait également accusé l’Autorité palestinienne d’inciter à la violence, tout en ne faisant pas assez pour empêcher des attaques.

Mais son attention était principalement basée sur Israël, lit-on dans l’article.

« De quelle façon l’augmentation de colons laisse entendre une tentative de création d’un état Palestinien ? » peut-on entendre Kerry sur un enregistrement.

« Le statu quo n’est pas tenable, donc soit nous agissons et nous le prouvons, soit il ne faut rien dire. »

Ayant investi des dizaines d’années à essayer de mettre en oeuvre la solution à 2 états mentionnée dans les accords de 1993 d’Oslo, et des suivants, les Etats-Unis et la communauté Internationale mettent en garde maintenant contre une solution à un État, ou Israeliens et Palestiniens vivraient dans une seule nation.

« Soit nous faisons demi-tour, et prenons des engagements sérieux sur la solution à 2 Etats, ou les actions actuelles nous entraineront loin vers une réalité d’un seul Etat que personne ne veut et ne croit pouvoir fonctionner, » a dit Kerry.

les conséquences, de la tendance actuelle, résonnent bien plus loin que les destructions et déplacements immédiat.
« Ce qui arrive aujourd’hui détruit l’espoir, et donne du pouvoir aux extrémistes. »

Kerry aurait demandé à Israel de céder à l’Autorité palestinienne des parts de la zone C, plus de 60 % de la Cisjordanie, où il maintient un contrôle militaire et civil complet, selon les accords d’Oslo.

« Si nous voulons vraiment être sérieux concernant la solution à 2 états, nous aurons besoin de plus d’un unique accord et d’amélioration, » a-t-il dit.

« Nous devons fondamentalement changer de dynamique, en reprenant la voie vers une transition plus grande auprès de l’Autorité Civile Palestinienne dans la zone C, qui était souhaité dans les accords précédents. »

Les échos de Kerry, font écho aux sentiments exprimés par Barack Obama, dans son allocution finale, à l’assemblée générale des Nations unies la semaine dernière.

Il a déclaré qu’ « Israel doit reconnaître qu’il ne peut pas occuper, et coloniser de manière permanente les terres palestiniennes ».

Lors d’une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en marge de l’Assemblée, le président a dit que les colonisations actuelles étaient négatives pour le processus de paix. Des officiels américains ont dit que durant la partie privée de l’entretien, qui dura une demi heure, Obama était plus concerné en soulevant de profondes inquiétudes américaines » que les colonisations érodaient le processus de paix.

Des officiels à Jérusalem ont exprimé leur craintes qu’Obama utilise ses derniers mois en poste afin de faciliter une résolution des Nations unies afin d’imposer un accord entre les 2 pays.

Netanyahu a dit qu’ils n’avaient pas discuter de la possibilité que les Etats-Unis avancent une initiative afin de raffermir le processus de paix durant les derniers mois de présidence de son homologue américain, comme soutenir une résolution défavorable à Jérusalem, sans coordination avec Israël.

Dans sa propre allocution à l’assemblée génerale, Netanyahu a rejeté explicitement un accord de paix imposé par cette même assemblée.

« Nous n’accepterons aucune tentative par les Nations Unies de dicter des conditions à Israel. La route pour la paix passe par Jérusalem et Ramallah, pas par New York, » a-t-il dit.

Il a été reporté que l’Autorité palestinienne se prépare à présenter au Conseil de Sécurité des Nations unies, une ébauche de résolution condamnant la construction d’implantations israéliennes, allusion faite par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas durant son discours à l’assemblée.

Cela pourrait avoir lieu après les élections de novembre juste avant que le nouveau président prenne ses fonctions.

Ce qui libèrerait Obama de toutes considérations politiques, et réduisant les possibilités d’un veto américain sur cette proposition.

Publiquement Kerry a dit vendredi qu’Israël et les Etats-Unis, pouvaient toujours faire des progrès vers une solution à 2 états dans les prochains mois et qu’Israël pouvait travailler avec ses alliés afin d’obtenir plus de stabilité dans la région.

En parlant à une conférence de presse commune avant une réunion entre Kerry et Netanyahu à New York, Kerry a dit que « les Etats-Unis et Israël pouvaient utiliser leur amitié pour avancer dans les négociations de paix, ce que nous pensons être non pas l’unique mais la plus haute priorité d’Israël de s’assurer de sa sécurité à long terme.

Kerry a dit « qu’il y avait des choses que nous pouvons accomplir dans les prochains mois et qu’il y avait de sérieuses craintes concernant la sécurité de la région, son besoin de stabilité, et le besoin de protéger la solution a 2 états.

Les diplomates américains ont ajouté que l’alliance Etats-Unis/Israël pouvait aussi « créer une nouvelle relation avec cette région qui pourra être influente dans le renforcement des intérêts sécuritaires à long terme ».

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