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Kurdistan d’Irak : 600 camions-citernes d’essence bloqués en Iran

La marchandise pétrolière a été affrétée "avant la notification de cette mesure et il serait dangereux de les bloquer trop longtemps", a prévenu le responsable de la Chambre de commerce irano-irakienne

Kurdes irakiens devant le parlement de la région autonome du Kurdistan, à Erbil, le 15 septembre 2017. (Crédit : Safin Hamed/AFP)
Kurdes irakiens devant le parlement de la région autonome du Kurdistan, à Erbil, le 15 septembre 2017. (Crédit : Safin Hamed/AFP)

Quelque 600 camions-citernes chargés de carburant se retrouvent bloqués par les douanes iraniennes à la frontière avec le Kurdistan irakien, selon un responsable de la Chambre de commerce irano-irakienne, cité lundi par des médias iraniens.

« Environ 600 camions-citernes transportant des produits énergétiques, notamment de l’essence et du gazole iraniens […] ont été empêchés de se rendre dans la région du Kurdistan d’Irak », a déclaré Seyyed Hamid Hosseini, secrétaire général de la Chambre de commerce, selon l’agence Fars, proche des conservateurs.

Cela représente « 13 000 à 14 000 tonnes de carburant bloquées à la frontière », a-t-il ajouté, cité par l’agence officielle Irna.

« Il faut prendre des mesures soit pour les faire passer, soit diriger les camions vers l’Afghanistan » où l’Iran exporte aussi des produits énergétiques, a plaidé M. Hosseini.

L’Iran a annoncé samedi avoir décidé d’interdire jusqu’à nouvel ordre le transport de produits pétroliers et énergétiques depuis et vers le Kurdistan irakien en réponse au référendum d’indépendance organisée la semaine dernière par cette région autonome d’Irak.

Selon M. Hosseini, les camions-citernes bloqués à la frontière ont été affrétés avant la notification de cette mesure et il serait dangereux de les bloquer trop longtemps.

L’Iran, l’Irak et la Turquie, qui comptent des minorités kurdes importantes, se sont opposés au référendum et coordonnent depuis leurs actions pour faire pression sur les responsables kurdes irakiens.

Après la visite du chef d’état-major irakien en Iran, son homologue turc est arrivé dimanche soir à Téhéran pour mieux coordonner leurs politiques.

Selon M. Hosseini, « chaque jour, 2 000 camions transportent divers produits, notamment de l’essence et du gazole, se rendent en Irak, parmi lesquels 500 à 600 camions au Kurdistan irakien ».

Au cours des six premiers mois de l’année iranienne, qui a débuté le 20 mars, les exportations iraniennes vers l’Irak ont atteint 3,2 milliards de dollars dont un tiers à destination du Kurdistan irakien, a indiqué M. Hosseini.

« Ce marché est très important pour l’Iran », a-t-il déclaré.

L’Irak est le deuxième pays importateur de produits et services iraniens, derrière la Chine.

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