La Bulgarie comprend – en partie – l’importance de reconnaître Jérusalem
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La Bulgarie comprend – en partie – l’importance de reconnaître Jérusalem

Le Premier ministre Borisov a affirmé qu'il ne transféra pas son ambassade, mais n'est pas "indifférent" au droit d'un pays souverain à choisir sa ville capitale

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue bulgare Boyko Borissov à Jérusalem, le 13 juin 2018. (Crédit :Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue bulgare Boyko Borissov à Jérusalem, le 13 juin 2018. (Crédit :Haim Zach/GPO)

Le Premier ministre bulgare a déclaré mardi qu’il comprenait qu’Israël avait un désir de reconnaissance de la part de la communauté internationale sur le statut de Jérusalem en tant que capitale, et a ajouté que chaque pays souverain devrait avoir le droit de déterminer sa capitale.

Qualifiant la ville de « centre historique » du peuple juif et d’Israël, Boyko Borisov a néanmoins souligné que la Bulgarie ne transférera pas sa mission de Tel Aviv à Jérusalem, tant qu’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens n’est pas signé.

« Nous sommes convaincus de la relation inaliénable entre le peuple juif et Jérusalem, et nous ne sommes pas indifférents au souhait de la population juive d’Israël et du judaïsme du monde entier, et au droit d’Israël, en tant qu’état souverain, à décider quelle sera sa capitale, et d’insister pour qu’elle soit reconnue par tous », a dit Borisov au Forum international de l’American Jewish Committee, qui a eu lieu pour la première fois cette semaine à Jérusalem.

Il a ajouté que Sofia réalise que le processus de paix israélo-palestinien stagne depuis un certain temps, et « ne parvient pas à trouver la force motrice nécessaire pour diriger les deux peuples vers un accord final ».

Un tel processus « devrait suivre la voie de la pax et de la compréhension », a-t-il dit, particulièrement parce que le terme Jérusalem est bas sur le mot shalom, « paix ».

Après que le président américain Donald Trump a annoncé qu’il avait l’intention de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer son ambassade, la Bulgarie a déclaré que le statut de Jérusalem
« comme un site sacré pour les trois religions monothéistes doit être déterminé par le biais de négociations de paix israélo-palestiniennes qui conduiront à un accord sur le statut final des Territoires palestiniens », a souligné Borisov.

Le 21 décembre, la Bulgarie a voté en faveur d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui qualifiait de « nulle et non avenue » la décision de Trump sur Jérusalem, et affirmait qu’elle « doit être abrogée ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a reçu Borisov mardi à Jérusalem, a toutefois salué la Bulgarie pour « sa défense constante d’Israël dans les instances internationales ».

Pour le moment, les États-Unis, le Guatemala et le Paraguay ont déplacé leurs ambassades à Jérusalem. Plusieurs autres pays, notamment la République tchèque et la Roumanie ont manifesté leur intérêt pour un transfert, mais aucune démarche ne semble imminente.

Durant son discours de mardi, Borisov a évoqué l’idée que l’AJC Global Forum, qui est généralement organisé aux États-Unis, se déroule cette année, pour la première fois, à Jérusalem. Le message véhiculé par ce changement, dit-il, est qu’« Israël est un élément important et constructif de l’architecture moderne des relations internationales ».

Se faisant l’écho d’une notion exprimées à maintes reprises par Netanyahu, Borisov a déclaré que « si ce n’était pas pour Israël, l’Europe et la civilisation européenne auraient été en danger face à la monté du radicalisme et du fondamentalisme religieux au Moyen Orient ».

Il a également salué Israël, qu’il a décrit comme un « état unique » qui a des racines historiques profondes, mais également une vision et un plan d’action pour le futur.

« J’apprécie grandement le fait qu’Israël soit un leader dans l’innovation et la technologie, [et parvienne] à trouver des solutions à une série de problèmes complexes de la civilisation actuelle face à la numérisation, la médecine, l’agriculture et le high-tech », a-t-il dit.

Netanyahu a remercié mardi Borisov pour « la merveilleuse amitié » qui lie les deux pays.

« Il est temps que tous les dirigeants européens comprennent qu’Israël défend nos intérêts, nos intérêts communs au Moyen Orient, à la fois en termes de sécurité, et dans d’autres secteurs », a-t-il dit.

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