La Knesset approuve un congé de paternité de 5 jours
Rechercher

La Knesset approuve un congé de paternité de 5 jours

Ces jours seront déduits des jours de congés et de maladies, selon la loi votée lundi

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Un père et son bébé alors qu'il étudie la Torah. (Gershon Elinson/Flash90)
Un père et son bébé alors qu'il étudie la Torah. (Gershon Elinson/Flash90)

Les pères israéliens sont à présent éligibles à cinq jours de congé après l’accouchement de leur partenaire.

La Knesset a voté lundi une proposition de loi sur le congé de paternité en deuxième et troisième lecture, l’inscrivant ainsi dans la loi.

La législation, proposée par la députée du Meretz Tamar Zandberg, établit que les trois premiers jours seront déduits des jours annuels de congés. S’il ne reste plus de jours de congés au père, il sera autorisé à le prendre sans solde.

Les deux derniers jours seront considérés comme des congés maladies et les travailleurs seront compensés à hauteur de la moitié de leur salaire.

« La proposition introduit en droit un concept historique : le congé paternité, a déclaré Zandberg. Le congé maternité, l’éducation, la maternité sont considérés come la chasse gardée des femmes. Nous avons un intérêt, en tant qu’Etat et en tant que société, à inclure les pères de plus en plus en tant que partenaire à part entière de la vie familiale. »

Soixante-quatre députés ont votés en faveur de la loi, aucun ne s’y est opposé. Des versions préliminaires du projet proposaient huit jours de congé aux nouveaux pères.

Depuis mai 1998, les pères ont été autorisés à prendre des congés paternité à la place de leurs épouses, plutôt qu’en plus du leur, ainsi qu’un jour de congé pour la naissance du bébé, et un second pour la circoncision pour un garçon.

Le 29 mars, la Knesset avait approuvé en première lecture une autre loi, proposée par la députée de Koulanou Rachel Azaria, pour changer les « heures d’allaitement », qui permettent aux femmes de travailler une heure de moins pendant les quatre premiers mois suivant leur retour de congé maternité, en « heures parentales », pouvant être utilisées par les deux parents, si la mère de l’enfant est d’accord.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...