La Knesset ratifie l’accord de normalisation avec Bahreïn
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La Knesset ratifie l’accord de normalisation avec Bahreïn

Une majorité de 62 députés sur 120 a voté en faveur de l'accord et 14 contre, dont des membres de la Liste arabe unie lors d'un vote électronique anonyme

(G-D) Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan présentent les documents qu'ils ont signés lors de la cérémonie des Accords d'Abraham où le Bahreïn et les Émirats arabes unis ont reconnu Israël, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 15 septembre 2020. (Avi Ohayon / GPO)
(G-D) Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan présentent les documents qu'ils ont signés lors de la cérémonie des Accords d'Abraham où le Bahreïn et les Émirats arabes unis ont reconnu Israël, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 15 septembre 2020. (Avi Ohayon / GPO)

Le Parlement israélien a ratifié mardi l’accord de normalisation des relations signé en septembre entre l’Etat hébreu et Bahreïn.

Une majorité de 62 députés sur 120 a voté en faveur de l’accord et 14 contre lors d’un vote électronique anonyme.

Treize membres de la Liste arabe unie avaient voté à la mi-octobre contre la ratification d’un accord similaire avec les Emirats arabes unis. La Liste arabe unie s’oppose à toute normalisation tant que dure « l’occupation israélienne » des territoires palestiniens.

Lors du débat retransmis à la télévision, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a critiqué l’attitude des partis arabes israéliens.

Mais il a affirmé qu’ils auraient des occasions pour la « corriger », sous-entendant que des accords similaires pourraient être conclus avec d’autres pays.

« Je suis convaincu que d’autres pays rejoindront officiellement le cercle de la paix », a-t-il ajouté.

En août, les Emirats et Bahreïn ont signé les accords avec Israël le 15 septembre à la Maison Blanche, devenant les troisième et quatrième pays arabe à normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu.

Le président américain Donald Trump, (au centre), avec, de gauche à droite, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed al-Nahyan, lors de la cérémonie de signature des Accords d’Abraham sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 15 septembre 2020, à Washington. (AP Photo/Alex Brandon)

Pays voisins d’Israël, l’Egypte et la Jordanie avaient signé en 1979 et 1994 respectivement des traités de paix qui ont mis fin à l’état de guerre avec l’Etat hébreu.

Le 23 octobre, le président américain Donald Trump a annoncé que le Soudan avait accepté de normaliser ses relations avec Israël et qu' »au moins cinq » autres pays arabes voulaient faire de même.

Au Parlement israélien, le ministre de la Défense Gabi Ashkenazi a remercié mardi l’administration américaine, le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa, le prince héritier Salmane ben Hamad Al-Khalifa et le ministre des Affaires étrangères bahreïni, Abdelatif al-Zayani, « qui se rendra bientôt en Israël ».

Ces accords ont été dénoncés par les Palestiniens comme une « trahison » brisant le consensus arabe qui faisait du règlement du conflit israélo-palestinien une condition sine qua non à la normalisation avec l’Etat hébreu.

« Il n’y aura pas de paix sans une fin de l’occupation », a déclaré Ayman Odeh, chef de la Liste arabe unie lors du débat.

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