La Ligue arabe veut un mécanisme multilatéral pour le processus de paix
Rechercher

La Ligue arabe veut un mécanisme multilatéral pour le processus de paix

Le secrétaire général de la Ligue a expliqué que l’objectif de cette initiative est d'"impliquer d'autres parties afin que la situation ne reste pas entre les mains d'une seule"

Ahmed Aboul Gheit, dirigeant de la Ligue arabe, en avril 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ahmed Aboul Gheit, dirigeant de la Ligue arabe, en avril 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Les Etats membres de la Ligue arabe ont appelé jeudi à un mécanisme multilatéral pour relancer et parrainer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, afin que la question « ne reste pas entre les mains d’une seule partie », en allusion aux Etats-Unis.

La reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël par les Etats-Unis le 6 décembre avait provoqué l’ire des Palestiniens et de la Ligue arabe, qui a tenu jeudi au Caire une « réunion de suivi » sur la question après une première le 9 décembre.

Trois jours après l’annonce de Washington sur Jérusalem, les Etats membres de la Ligue arabe avaient appelé les Etats-Unis à annuler leur décision. Ils avaient aussi jugé que Washington s’était « retiré comme parrain et intermédiaire du processus de paix » au Proche-Orient.

A l’issue de leur réunion jeudi au siège de la Ligue au Caire, les ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé « à la création d’un mécanisme international multilatéral sous la houlette de l’ONU pour parrainer le processus de paix ».

Ils ont également appelé à « une conférence internationale pour relancer un processus de paix crédible », selon le communiqué final de la rencontre.

Le secrétaire général de l’organisation, Ahmed Aboul Gheit, a expliqué en conférence de presse que l’objectif de cette initiative est d' »impliquer d’autres parties afin que la situation ne reste pas entre les mains d’une seule ».

‘L’ancien mécanisme a cessé d’exister’

De nombreux pays ont été consultés, a ajouté le chef de la diplomatie de l’Autorité palestinienne Riyad al-Malki, « car l’ancien mécanisme a cessé d’exister et fait partie du passé ».

« Que les Etats-Unis soient membre de ce mécanisme ne nous dérange pas », a-t-il toutefois souligné.

M. Aboul Gheit a rappelé le rejet par la communauté internationale de la décision américaine sur Jérusalem. Il a particulièrement insisté sur la position de l’Union européenne (UE).

« Rien sans les Etats-Unis, mais rien où les Etats-Unis agiraient seuls », avait résumé mercredi la diplomate en chef de l’UE, Federica Mogherini, avant une réunion du groupe de donateurs international pour les Palestiniens à Bruxelles.

Les Etats-Unis restent « essentiels pour qu’un processus (de paix) ait une chance réaliste de réussir », avait-elle toutefois insisté.

Rompant avec la ligne de la diplomatie internationale et des décennies de prudence américaine sur un dossier potentiellement explosif, le président américain Donald Trump avait reconnu Jérusalem le 6 décembre 2017 comme capitale d’Israël.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...