La maison de l’assassin d’Esther Hogen démolie
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La maison de l’assassin d’Esther Hogen démolie

La destruction a eu lieu en pleine journée - fait rare et inexpliqué

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les troupes militaires cartographient le domicile de Muhammad Mruh Kabha, principal suspect dans le meurtre d'Esther Horgen, avant sa potentielle démolition, dans le village cisjordanien de Tura al-Gharbiya, près de Jénine, le 24 décembre 2020. (Capture d'écran vidéo de Tsahal)
Les troupes militaires cartographient le domicile de Muhammad Mruh Kabha, principal suspect dans le meurtre d'Esther Horgen, avant sa potentielle démolition, dans le village cisjordanien de Tura al-Gharbiya, près de Jénine, le 24 décembre 2020. (Capture d'écran vidéo de Tsahal)

L’armée israélienne a démoli en pleine journée – ce qui est rare – le domicile du meurtrier d’Esther Horgen, une mère franco-israélienne de six enfants et âgée de 52 ans.

Cette initiative survient une semaine après le feu vert de la Haute cour de justice pour la destruction des deux étages de la maison de Muhammad Mruh Kabha, située dans le village de Tura al-Gharbiya, à proximité de Jénine.

Le 20 décembre, Esther Horgen était partie courir dans la forêt de Reihan. Kabha, en quête d’une potentielle victime à attaquer, l’avait repérée, seule, et il s’était lancé à sa poursuite, la faisant tomber à terre.

Horgen avait essayé de le repousser mais, la clouant au sol, il l’avait frappée à plusieurs reprises sur la tête avec de grosses pierres, provoquant des hémorragies et entraînant des fractures aux bras et à la poitrine, selon l’acte de mise en examen rendu public jeudi dernier.

Le corps de Horgen avait été retrouvé le lendemain matin à l’aube, après que son mari, Benjamin, eut signalé sa disparition.

Esther Horgen, 52 ans, qui a été retrouvée morte dans le nord de la Cisjordanie à la suite d’un attentat terroriste présumé le 20 décembre 2020. (Autorisation)

Mercredi après-midi, l’armée a fait savoir que les soldats – assistés par la police des frontières – avaient démoli les deux étages où Kabha vivait avec sa famille.

Il est très rare que les militaires procèdent à la destruction d’une habitation en plein jour, préférant généralement intervenir tard dans la soirée ou aux premières heures de la matinée, à des moments où les résidents seront moins enclins à protester ou à s’opposer.

Des photos prises sur les lieux et partagées sur les réseaux sociaux ont montré des soldats israéliens déployés à travers Tura al-Gharbiya pour protéger les militaires qui effectuaient la démolition.

La raison pour laquelle l’armée a choisi de mener cette opération en plein jour reste encore indéterminée.

L’armée avait, dans un premier temps, annoncé son intention de démolir les deux étages où vivait Kabha, le mois dernier, mais sa famille avait fait appel devant la Haute cour de justice.

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