La mère de Matan Angrest réaffirme la nécessité de parvenir à un accord, même partiel
Anat Angrest a supplié : "Ne faites courir aucun risque aux soldats pour sauver" les otages, un retour de la plus haute importance. Les militaires qui s'écroulent sous la pression doivent rentrer, eux aussi"

La mère de l’otage Matan Angrest a appelé lundi à ce qu’aucune tentative ne soit faite pour sauver son fils, un an après que six otages ont été tués par leurs ravisseurs dans un tunnel de Rafah alors que les soldats de l’armée israélienne approchaient.
« Mon fils est toujours vivant, et je vous le demande : ne faites courir aucun risque aux soldats pour le sauver. Ni Matan, ni nous ne pourrions vivre en paix avec cela », a déclaré Anat Angrest à la chaîne d’information N12.
« Personne ne doit mourir pour le sauver. Nous devons parvenir à un accord et ramener les otages à la maison. Les soldats et les réservistes doivent aussi rentrer, eux qui s’effondrent sous la pression », a-t-elle poursuivi, faisant référence aux rappels répétés des militaires pour plusieurs cycles de service de réserve en près de deux ans de guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.
« Maintenant, pendant que je vous parle, des soldats sont envoyés au combat, mettant leur vie et celle des otages en danger », a-t-elle ajouté.
Matan, 21 ans, soldat de l’armée israélienne, a été enlevé dans son char par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Il serait grièvement blessé.
Le gouvernement se concentre actuellement sur les plans de Tsahal visant à prendre le contrôle de Gaza-City.
Il a fait avancer ces plans ces dernières semaines, malgré l’approbation, mi-août, par le Hamas, de la proposition d’accord de libération des otages en plusieurs étapes, presque identique à celle proposée précédemment par Israël.
Cet accord prévoit la libération, en cinq étapes, de dix otages vivants et la restitution des dépouilles de 18 otages morts, en échange de la libération de centaines de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël, ainsi que d’un millier de Gazaouis arrêtés au cours de la guerre, dans le cadre d’un cessez-le-feu de 60 jours. Pendant cette période, les parties négocieront le retour des 20 otages restants, dont dix à douze seraient encore en vie, et la fin définitive de la guerre.
Dans l’intervalle, Jérusalem a officiellement renoncé aux accords partiels, exigeant un accord global pour la libération de tous les otages en une seule fois et la capitulation du groupe terroriste palestinien.
Seuls huit otages ont pu être récupérés vivants par les soldats depuis le début de la guerre.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 48 otages. Quarante-sept d’entre eux font partie des 251 personnes qui avait été enlevées par les terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023. Parmi ces 47 captifs se trouvent les corps sans vie d’au moins 26 personnes dont la mort a été confirmée par l’armée israélienne. Vingt otages seraient encore en vie et deux autres sont dans un état préoccupant, selon des responsables israéliens. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de l’armée israélienne tué à Gaza en 2014.







