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La nouvelle coalition s’opposera « publiquement » à toute tentative de relance du JCPOA

S'exprimant lors d'une réunion des ministres, Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il a l'intention d'exercer une pression publique pour contrer les ambitions nucléaires iraniennes

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion du cabinet, à Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion du cabinet, à Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a informé mardi qu’il prévoyait de changer la stratégie d’Israël pour contrer les ambitions nucléaires iraniennes, promettant de renvoyer le combat devant le tribunal de l’opinion publique.

S’exprimant lors d’une réunion des ministres de son nouveau gouvernement, Netanyahu a estimé qu’il était toujours « possible » que les puissances occidentales relancent leurs efforts pour signer un accord nucléaire avec l’Iran. Et contrairement à l’approche – discrète – du précédent gouvernement, il a l’intention d’exercer une pression publique.

« Notre gouvernement est différent et agira différemment », a-t-il déclaré.

« Nous travaillerons ouvertement, en position de force, dans l’arène internationale contre un retour à l’accord nucléaire, non seulement dans les discussions avec les dirigeants à huis-clos, mais de manière forte et ouverte dans la sphère de l’opinion mondiale, qui est maintenant consciente des véritables dangers posés par l’Iran – le régime iranien qui tue des citoyens innocents en Iran et à l’extérieur. »

En plus de travailler pour contrecarrer un retour à l’accord sur le nucléaire, Netanyahu a déclaré qu’il poursuivrait les opérations d’Israël contre l’Iran en Syrie.

« Nous travaillerons plus vigoureusement pour empêcher l’enracinement de l’armée iranienne en Syrie et ailleurs », a-t-il déclaré. Israël est soupçonné d’avoir frappé des cibles à l’aéroport de Damas dimanche.

Netanyahu, a nommé son allié politique de longue date, Tzahi Hanegbi, à la tête du Conseil de sécurité nationale – un geste interprété comme une volonté de frapper l’Iran. Considéré comme un expert du programme nucléaire iranien, Hanegbi avait déclaré qu’il pensait que Netanyahu ordonnerait une frappe sur les installations nucléaires iraniennes si les États-Unis ne parvenaient pas à conclure un nouvel accord nucléaire avec Téhéran et n’agissaient pas de leur propre chef.

L’armée de l’Air israélienne se prépare depuis longtemps à une frappe potentielle sur les sites nucléaires de l’Iran pour l’empêcher de développer une arme nucléaire, bien qu’il ne soit pas certain qu’elle ait la capacité de paralyser à elle seule les installations bien protégées de la République islamique.

Le ministre de la Défense Benny Gantz prend la parole lors de la cérémonie de fin d’études des pilotes sur la base aérienne de Hatzerim, le 28 décembre 2022 (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)

« Israël a considérablement amélioré son niveau de préparation, ces dernières années, dans la perspective d’une attaque contre l’Iran », avait déclaré la semaine dernière l’ancien ministre de la Défense Benny Gantz, sur la base aérienne de l’armée de l’air israélienne de Hatzerim, dans le sud d’Israël.

« D’ici deux ou trois ans, il est possible que vous deviez vous envoler en direction de l’est et prendre part à une attaque contre des sites nucléaires en Iran, hypothèse à laquelle nous nous préparons activement », avait-il ajouté devant les pilotes fraichement diplômés de l’armée de l’air.

« Nos ennemis doivent savoir que nous ne resterons pas les bras croisés face aux menaces que nous considérons attentatoires à l’existence du pays. J’ai évoqué ce point avec le nouveau Premier ministre, [Benjamin] Netanyahu, et c’est l’une des rares questions sur lesquelles il existe un consensus au sein de la population israélienne. Aucun gouvernement israélien n’acceptera que l’Iran devienne une puissance nucléaire. S’il est nécessaire d’agir, nous agirons », avait pour sa part déclaré Yaïr Lapid, lors de la même cérémonie de remise de diplômes.

Les médias d’État iraniens ont annoncé le mois dernier que les autorités avaient commencé à produire de l’uranium enrichi à 60 % à la centrale nucléaire souterraine de Fordo, comme l’avait fait dès 2019 celle de Natanz.

L’enrichissement à 60 % précède de peu l’obtention d’un uranium de qualité militaire, enrichi à 90 %.

Ces derniers mois, les experts en non-prolifération ont indiqué que l’Iran disposait désormais de suffisamment d’uranium enrichi à 60 % pour en faire le combustible d’une bombe nucléaire, au moins.

Les autorités israéliennes n’ont par ailleurs eu de cesse de rappeler le danger des supplétifs de l’Iran dans la région, du Hezbollah au Liban aux Houthis au Yémen, ainsi que d’autres groupes basés en Syrie.

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