La Russie relaxe des règles sur la symbolique nazie
Rechercher

La Russie relaxe des règles sur la symbolique nazie

L'affichage de symboles nazis tels que la croix gammée sera désormais possible s'ils relèvent d'une "attitude négative envers l'idéologie nazie" et n'en feront pas la propagande

Illustration :le chef de la communauté juive Gennady Klebanov, à gauche, est sur le point d'entrer par la porte de la synagogue taguée de croix gammées, que le rabbin en chef de Vladivostok Isroel Silberstain, à droite, montre du doit, au port russe d'Extrême-Orient de Vladivostok, le 2 mars 2007. (Crédit : AP)
Illustration :le chef de la communauté juive Gennady Klebanov, à gauche, est sur le point d'entrer par la porte de la synagogue taguée de croix gammées, que le rabbin en chef de Vladivostok Isroel Silberstain, à droite, montre du doit, au port russe d'Extrême-Orient de Vladivostok, le 2 mars 2007. (Crédit : AP)

Les députés russes ont assoupli mercredi la très rigide loi punissant l’utilisation de la symbolique nazie, qui pourra désormais être affichée sans risquer une amende si elle ne glorifie pas l’Allemagne d’Hitler.

Les amendements ont été adoptés en troisième et dernière lecture et doivent désormais être approuvés par le président Vladimir Poutine.

L’affichage de symboles nazis tels que la croix gammée est puni en Russie d’une amende ou de courtes peines de prison. Leur utilisation sera désormais possible s’ils relèvent d’une « attitude négative envers l’idéologie nazie » et n’en feront pas la propagande.

En novembre, les députés russes avaient déjà autorisé l’utilisation de symbolique nazie sans glorification pour les œuvres culturelles, littéraires, éducatives ou dans les médias.

En 2015, les librairies russes avaient dû retirer de leurs rayons Maus, monument de la bande dessinée d’Art Spiegelman racontant la Shoah, en raison d’une couverture sur laquelle figure une croix gammée.

Les autorités russes ont exercé pendant de nombreuses années un strict contrôle sur toute diffusion de la symbolique nazie dans la sphère publique, inspectant parfois les magasins de jouets et les antiquaires.

Plusieurs personnes ont également été traduites en justice pour « extrémisme » ou « incitation à la haine » pour des blagues ou caricatures sur Internet comportant des symboles nazis.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...