L’AFPS, contre Dieudonné, pour le terrorisme palestinien
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L’AFPS, contre Dieudonné, pour le terrorisme palestinien

L'association française pro-palestinienne pro-BDS se verra refuser à partir de mars l'entrée en territoire israélien

Jean-Claude Lefort, un des président d'honneur de l'AFPS est le beau-père de Salah Hamouri ex-FPLP, qui a été arrêté par la police israélienne le 23 août pour appartenance à une organisation politique illégale (Crédit: capture d'écran Abachell Wikimedia Commons)
Jean-Claude Lefort, un des président d'honneur de l'AFPS est le beau-père de Salah Hamouri ex-FPLP, qui a été arrêté par la police israélienne le 23 août pour appartenance à une organisation politique illégale (Crédit: capture d'écran Abachell Wikimedia Commons)

L’Association France Palestine Solidarité (AFPS), et la branche française du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanction (BDS), le BDS France, sont dans le collimateur de l’Etat d’Israël. Leurs membres seront bientôt interdits d’entrée sur le territoire israélien.

Le 7 janvier, le ministère des Affaires stratégiques, sous le contrôle de Gilad Erdan, a établi une liste d’une vingtaine d’organisations qui font la promotion du boycott d’Israël.

Il coopérera avec le ministère de l’Intérieur pour bloquer l’entrée des membres de ces groupes dans le pays, a fait savoir samedi la chaîne Hadashot. Le ministère prévoit de mettre en oeuvre les interdictions relatives à cette liste au mois de mars.

Dans un communiqué, l’AFPS réplique que c’est « son droit de rendre visite à nos partenaires palestiniens et israéliens qui est ainsi menacé ».

L’AFPS est née en 2001 de la fusion du regroupement de l’Association France-Palestine et de l’Association médicale franco-palestinienne.

Marwan Barghouthi. (Crédit : Flash90)

Soutien de longue date de George Ibrahim Abdallah et Marwan Barghouthi, l’AFPS qualifie ce dernier de « célèbre dirigeant palestinien emprisonné par Israël ».

Barghouthi est l’ancien chef de l’aile armée Tanzim du Fatah et a été condamné en Israël pour avoir fondé la brigade des martyrs d’Al-Aqsa, un autre groupe terroriste du Fatah.

Il purge actuellement cinq peines de prison à vie dans un centre d’incarcération israélien pour avoir ourdi des attentats terroristes au cours de la Seconde intifada au début des années 2000.

Barghouthi est resté très actif au niveau politique derrière les barreaux, et est souvent désigné comme l’un des quelques successeurs probables du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Au mois d’avril, Barghouthi avait lancé une grève de la faim pour obtenir de meilleures conditions pour les prisonniers mais également, selon les experts, pour faire la démonstration de son pouvoir et de son autorité politiques.

L’AFPS milite également pour que l’Union européenne retire le Hamas de sa liste des organisations terroristes.

Dieudonné en train de faire une quenelle (Crédit : capture d’écran YouTube)

En 2014, l’AFPS se désolidarise de Dieudonné, humoriste condamné à plusieurs reprises pour des faits allant de la provocation à la haine raciale envers les juifs, à la fraude fiscale, en passant par l’injure antisémite.

Elle qualifie le partenaire d’Alain Soral, de « militant politique d’extrême-droite » et a condamné son appétence à exciter la jeunesse autour « du complot du ‘pouvoir juif mondial’ de la finance mondiale ». L’AFPS expliquait alors regretter qu’il défende « les Palestiniens en développant des thèses racistes et antisémites sous le couvert de l’anti-sionisme (…) Le peuple palestinien n’a aucun besoin de tels faux amis. »

L’antisémitisme et le négationnisme présents au sein du Hamas et de ses partisans ne font eux l’objet d’aucune récrimination de la part de l’association.

Aujourd’hui l’AFPS est un soutien actif de la campagne de libération de Salah Hamouri, un avocat franco-israélien, aujourd’hui en détention administrative, accusé par Israël d’appartenance au groupe terroriste du Front populaire de libération de Palestine (FPLP). Un des deux présidents d’honneur de l’association, Jean-Claude Lefort, ex-député communiste très impliqué dans la campagne en faveur de la libération de Salah Hamouri n’est autre que le beau-père du prisonnier franco-israélien, marié à sa fille Elsa.

Lors d’une manifestation de soutien place du Châtelet à Paris, l’association a récemment embrassé la cause d’Ahed Tamimi, cette adolescente palestinienne érigée par ses soutiens en symbole de « la résistance à l’occupant israélien ».

Des manifestants avec des pancartes portant le portrait de l’adolescente palestinienne Ahed Tamimi lors d’une manifestation de son soutien le 4 janvier 2018, à Paris (Crédit : AFP / PATRICK KOVARIK)

Cette même jeune fille est accusée par ses détracteurs de provenir d’une famille devenue spécialiste des provocations faites aux soldats israéliens, vidéo au poing, attendant le dérapage avant de monter des vidéos, destinées à devenir virales sur la Toile.

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