L’Allemagne gèlera-t-elle la vente de sous-marins à Israël ?
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L’Allemagne gèlera-t-elle la vente de sous-marins à Israël ?

Alors qu’un suspect crucial de l’affaire négocie pour être témoin de l’accusation, les Allemands activent une clause permettant de repousser la signature de l’accord

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur l'INS Tanin, sous-marin construit par la firme allemande ThyssenKrupp, à son arrivée en Israël, le 23 septembre 2014. (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur l'INS Tanin, sous-marin construit par la firme allemande ThyssenKrupp, à son arrivée en Israël, le 23 septembre 2014. (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

L’Allemagne aurait dit à Israël qu’elle reportait la signature d’un contrat avec l’Etat juif pour l’achat de trois nouveaux sous-marins, dans le cadre d’un scandale de plus en plus bruyant de corruption entourant l’accord à plusieurs milliards de dollars entre les deux pays.

Israël et l’Allemagne devaient signer la semaine prochaine l’accord final, mais la date a été repoussée indéfiniment, a annoncé mardi le quotidien Yedioth Ahronoth.

La possibilité que l’Allemagne puisse annuler l’accord a poussé le directeur du ministère de la Défense, Udi Adam, à rencontrer son homologue en Allemagne, a indiqué le quotidien.

Lundi, il a été révélé que l’un des suspects au cœur de l’affaire, Miki Ganor, l’ancien représentant du constructeur naval allemand ThyssenKrupp en Israël, était en négociation pour devenir témoin de l’accusation.

La police espérait finaliser cet accord mardi.

Miki Ganor devant la cour des magistrats de Rishon Lezion, le 10 juillet 2017. (Crédit : Moti Kimchi/Pool)
Miki Ganor devant la cour des magistrats de Rishon Lezion, le 10 juillet 2017. (Crédit : Moti Kimchi/Pool)

L’Allemagne, qui doit financer un tiers de l’achat israélien, a le droit de changer d’avis grâce à une clause de l’accord lui permettant de se retirer unilatéralement si des soupçons de corruption ou de fraude étaient avérés.

Il semble que la possibilité que Ganor devienne un témoin de l’accusation ait fait suffisamment peur au pays pour qu’il active cette clause.

La décision de geler l’accord n’a pas été confirmée par des sources gouvernementales.

ThyssenKrupp a cependant déclaré mardi dans un communiqué que son enquête interne n’avait révélé aucun « signe concret de corruption ».

« Sur la base des investigations que nous avons pu mener, nous n’avons trouvé aucun signe concret de corruption, que ce soit en ce qui concerne le projet des sous-marins, ou avec celui des corvettes », a déclaré le constructeur naval, selon Reuters.

« Les résultats de cette enquête sont cependant explicitement provisoires », a ajouté le géant industriel allemand, indiquant que son enquête était limitée, notamment par son impossibilité de mener des investigations en Israël.

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