L’Argentine adopte la définition de l’antisémitisme de l’IHRA
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L’Argentine adopte la définition de l’antisémitisme de l’IHRA

Un dirigeant de la communauté juive affirme que le pays sera désormais mieux équipé pour combattre la haine

Une vue de Buenos Aires, Argentine, le 24 septembre 2019 (AP Photo/Natacha Pisarenko)
Une vue de Buenos Aires, Argentine, le 24 septembre 2019 (AP Photo/Natacha Pisarenko)

Le ministère argentin des Affaires étrangères a adopté lundi la définition de l’antisémitisme de l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA).

Le ministère a promis d’utiliser cette définition comme « un outil pour sanctionner et éliminer les comportements et attitudes basés sur l’hostilité et les préjugés, pour renforcer les mesures de prévention et pour approfondir l’éducation au respect de la pluralité », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Jorge Knoblovits, président de la Délégation des associations juives argentines (DAIA), a déclaré que cela permettra au pays de mieux combattre l’antisémitisme intérieur.

La définition décrit l’antisémitisme comme « une certaine perception des Juifs, qui peut être exprimée par la haine des Juifs » et qui est « dirigée contre des individus juifs ou non juifs et/ou leurs biens, contre les institutions de la communauté juive et les établissements religieux ».

Mais elle inclut également « le fait de nier au peuple juif son droit à l’autodétermination … en affirmant que l’existence d’un État d’Israël est une entreprise raciste » et « le fait de comparer la politique israélienne contemporaine à celle des nazis ».

Les dernières parties de la définition ont été critiquées ces dernières années, car certains critiques estiment qu’elle étouffe la liberté d’expression et le droit de critiquer Israël.

Depuis 2002, l’Argentine est le seul membre latino-américain de l’IHRA.

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