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L’armée syrienne « s’apprête à régler » le problème du « terrorisme » à Idleb

Le porte-parole du Kremlin a affirmé qu'un "nouveau noeud du terrorisme" s'est formé dans la dernière région syrienne échappant au contrôle des forces gouvernementales

Conséquences d'une frappe aérienne attribuée à la Russie sur le village d'al-Habit, dans le sud de la province d'Idleb, en Syrie, le 21 septembre 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)
Conséquences d'une frappe aérienne attribuée à la Russie sur le village d'al-Habit, dans le sud de la province d'Idleb, en Syrie, le 21 septembre 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)

L’armée syrienne « s’apprête à régler » le problème du « terrorisme » dans la province d’Idleb, dernier bastion des insurgés en Syrie, a indiqué mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« La situation à Idleb continue de rester un objet de préoccupation particulière pour Moscou, Damas, Ankara et Téhéran », a déclaré à la presse M. Peskov, à deux jours d’un sommet russo-turco-iranien sur la Syrie en Iran.

« Un nouveau noeud du terrorisme s’y est formé (…) et cela mène à une déstabilisation générale de la situation », a-t-il souligné.

« Cela sape les efforts visant à aboutir à un règlement politico-diplomatique » en Syrie et « ce qui est le principal, cela constitue une menace importante pour nos bases » militaires en Syrie, a ajouté le porte-parole du Kremlin.

Depuis cette zone, des dizaines de drones visant la base aérienne russe de Hmeimim (nord-ouest) en Syrie ont notamment été lancées récemment, selon Moscou.

« Il ne fait pas de doute qu’il faut régler ce problème », a insisté M. Peskov.

« Nous savons que les forces armées syriennes s’apprêtent à régler ce problème », a-t-il affirmé.

Cette déclaration intervient alors que le président américain Donald Trump a mis en garde lundi la Syrie, la Russie et l’Iran contre une offensive à Idleb, déclarant qu’une telle opération pourrait provoquer une « tragédie humaine ».

« Lancer des avertissements sans tenir compte du potentiel négatif et dangereux pour la situation dans toute la Syrie signifie ne pas faire preuve d’une approche complète et exhaustive » pour le règlement du problème, a réagi Dmitri Peskov.

Dernière région syrienne échappant au contrôle des forces gouvernementales, Idleb est dominée à 60 % par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, formé de membres de l’ex-branche d’Al-Qaïda) et compte également une multitude de groupes rebelles.

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