L’assemblée de l’Iowa vote une mesure anti-BDS
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L’assemblée de l’Iowa vote une mesure anti-BDS

Votée 38 – 9 au sénat de l’état, le projet de loi est le 3e aux Etats-Unis à limiter les investissements et la passation de marchés publics avec des entreprises qui boycottent Israël

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le panneau publicitaire appelant au boycott d'Israël près de l'aéroport Logan de Chicago. (Crédit : capture d'écran CBS)
Le panneau publicitaire appelant au boycott d'Israël près de l'aéroport Logan de Chicago. (Crédit : capture d'écran CBS)

WASHINGTON – Le sénat de l’Iowa a voté mercredi une mesure ayant pour objectif de dissuader les entreprises de participer à la compagne de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre Israël.

Le projet de loi a été voté par 38 voix pour et 9 contre, après avoir été accepté par la chambre des représentants de l’Iowa, où il avait été voté par 70 voix pour et 24 contre en février, et doit à présent passer dans le bureau du gouverneur républicain de l’Iowa Terry Branstad, qui doit décider s’il le signe pour le transformer en loi.

L’année dernière, plusieurs états ont voté des législations similaires pour traiter des efforts de boycott ou de désinvestissement de l’Etat juif, mais seulement deux autres, la Floride et l’Arizona, ont été aussi loin que l’Iowa en interdisant les investissements et les passations de marchés publics avec des compagnies engagées dans un boycott d’Israël motivé politiquement.

Jacob Millner, analyste politique du groupe The Israel Project, a déclaré que le projet de loi de l’Iowa jouissait d’un soutien bipartisan qui lui avait assuré le vote dans une chambre divisée.

« Il a passé la chambre des représentants républicaine et le sénat démocrate », a-t-il déclaré au Times of Israel.

La législation a été critiquée par ses détracteurs, qui l’accusent de tenter de supprimer ou de limiter la liberté d’expression de ceux qui critiquent Israël.

Joseph Sabag, directeur-adjoint de la Fondation des alliés d’Israël, a rétorqué en déclarant que les dispositions n’interdiraient pas aux entreprises de boycotter Israël si elles le souhaitaient, mais permettrait à l’état d’exercer son pouvoir discrétionnaire dans la manière dont il dépense l’argent des contribuables.

« La loi ne dit pas qu’un groupe ne peut pas boycotter Israël ou soutenir le boycott d’Israël. Il ne pénalise aucun exercice de la liberté d’expression par une partie privée, a déclaré Sabag dans un communiqué. Ce que cette loi dit, c’est que la législature contrôle l’argent des contribuables, et qu’elle décide où l’investir et où le dépenser. »

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