Heiko Maas à Auschwitz : la responsabilité allemande « ne finira jamais »
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Heiko Maas à Auschwitz : la responsabilité allemande « ne finira jamais »

Heiko Maas avait évoqué le devoir de mémoire sur "les incroyables atrocités" commises par le régime nazi, "y compris pour les générations futures"

  • Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas à Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit: AFP/ JANEK SKARZYNSKI)
    Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas à Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit: AFP/ JANEK SKARZYNSKI)
  • Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas et une délégation à Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit: AFP/ JANEK SKARZYNSKI)
    Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas et une délégation à Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit: AFP/ JANEK SKARZYNSKI)
  • Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas à Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit : AFP/ JANEK SKARZYNSKI)
    Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas à Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit : AFP/ JANEK SKARZYNSKI)
  • Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas avec Marian Turski , rescapé d'Auschwitz et président du Jewish Historical Institute de Varsovie, Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit: AFP/ JANEK SKARZYNSKI)
    Le ministère des Affaires étrangères allemand Heiko Maas avec Marian Turski , rescapé d'Auschwitz et président du Jewish Historical Institute de Varsovie, Auschwitz le 20 août 2018. (Crédit: AFP/ JANEK SKARZYNSKI)

Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a visité lundi l’ancien camp d’Auschwitz, après avoir demandé que l’on garde en mémoire pour les générations futures les « incroyables atrocités » nazies.

M. Maas, qui avait souvent dit qu’Auschwitz était la raison de son entrée en politique, est passé sous le célèbre portail orné de l’inscription « Arbeit macht frei » (le travail rend libre), à l’entrée du camp installé par les Allemands en Pologne occupée.

Il devait visiter également le site du camp d’extermination voisin de Birkenau, avant de rencontrer son homologue polonais Jacek Czaputowicz dans les locaux du Centre Maksymilian Kolbe dans le village voisin de Harmeze. Kolbe, un religieux polonais qui a offert sa vie pour sauver un père de famille qui devait être exécuté à Auschwitz, avait été déclaré saint par l’Eglise catholique en 1982.

Avant de quitter Berlin pour Oswiecim (nom polonais d’Auschwitz), M. Maas avait déclaré aux journalistes: « nous devons garder en mémoire les incroyables atrocités (du régime nazi), y compris pour les générations futures ».

Le camp nazi d’Auschwitz-Birkenau est « l’endroit le pire au monde » et la responsabilité des Allemands, qui l’ont créé, « ne finira jamais », a estimé lundi sur place le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

« J’étais maintenant dans la chambre à gaz d’Auschwitz. J’ai vu des milliers de chaussures d’enfants qui leurs ont été enlevées sur le chemin des chambres à gaz, des tonnes de cheveux prélevés sur les gens avant qu’ils ne soient envoyés dans les chambres à gaz. C’est difficile à exprimer, c’est le pire endroit au monde. Et ici, vous devez décider: soit vous perdez la foi en l’humanité, soit vous gagnez l’espoir et la force de défendre la dignité humaine et de faire quelque chose pour elle », a déclaré le ministre à l’issue d’une visite du site de l’ancien camp.

« En tout cas, c’est un lieu de mémoire qui, avant tout, rappelle à nous les Allemands ce que nous avons fait à des millions d’autres. Nous avons besoin de cet endroit car notre responsabilité ne finira jamais », a ajouté le ministre qui avait souvent dit qu’Auschwitz était la raison de son engagement dans la politique.

Le quotidien polonais Gazeta Wyborcza a publié lundi une interview de M. Maas, dont c’est la deuxième visite en Pologne depuis qu’il a pris la direction de la diplomatie allemande.

Après avoir évoqué la « responsabilité historique » de l’Allemagne dans la Shoah et les crimes de guerre de la Seconde guerre mondiale, le ministre a rappelé, en réponse à une question sur les tensions entre les conservateurs au pouvoir à Varsovie et l’UE, que « les valeurs européennes, telles que la liberté, l’Etat de droit et le respect des droits de l’homme sont un élément central de l’UE et ne sont pas négociables ».

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