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Le chef du parti Shas remet sa démission à la Knesset

L'ex-ministre de l'Intérieur et leader du Shas avait été inculpé pour fraudes fiscales l'an dernier ; sa démission "entrera en vigueur dans 48 heures"

Le chef du parti Shas, Aryeh Deri, dirige une réunion de la faction Shas à la Knesset à Jérusalem, le 19 avril 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Le chef du parti Shas, Aryeh Deri, dirige une réunion de la faction Shas à la Knesset à Jérusalem, le 19 avril 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le chef de la plus importante formation juive ultra-orthodoxe d’Israël a présenté dimanche sa démission au Parlement dans le cadre d’un accord de négociation de peine portant sur des accusations de fraudes fiscales.

Aryeh Deri, ex-ministre de l’Intérieur et leader du Shas, parti ultra-orthodoxe doté d’une forte popularité chez les juifs séfarades, et troisième formation politique de la Knesset, avait été inculpé pour fraudes fiscales l’an dernier par la justice israélienne qui avait toutefois annoncé en décembre une négociation de peine.

En vertu de cet accord, M. Deri a reconnu avoir fraudé l’administration fiscale et s’est engagé à payer une amende de 180 000 shekels, et de quitter ses fonctions de député à la Knesset. En contrepartie, la justice n’avait pas requis contre lui de « turpitude morale », désignation qui aurait eu pour effet de le bannir pendant sept ans de la vie politique.

Dimanche, le président de la Knesset, Mickey Levy, a reçu la démission d’Aryeh Deri, « qui entrera en vigueur dans 48 heures », ont indiqué ses services dans un bref message à la presse.

Le leader de l’opposition Benjamin Netanyahu à la Knesset le 11 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Si M. Deri quitte son poste de député, il pourra rester chef de la formation Shas, reléguée dans l’opposition en juin dernier après la formation d’une coalition gouvernementale hétéroclite ayant chassé du pouvoir Benjamin Netanyahu et ses alliés de la droite religieuse.

La démission de M. Deri intervient d’ailleurs alors que l’ex-Premier ministre Netanyahu, accusé de corruption dans une série d’affaires, a amorcé avec la justice des discussions en vue d’une négociation de peine.

Un des points d’achoppement de ces négociations reste toutefois la question de l’inéligibilité future de M. Netanyahu, 72 ans et actuel chef de l’opposition, qui s’oppose, selon ses avocats, à ce qu’un accord comprenne une clause de « turpitude morale », qui mettrait presque de facto fin à sa carrière politique.

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