Le chômage reste élevé malgré la baisse des allocations COVID
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Le chômage reste élevé malgré la baisse des allocations COVID

Un rapport indique que le taux de chômage a atteint 9 % en juillet, même après suppression de la plupart des aides ; le variant Delta pourrait entraîner de nouvelles pertes

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

La rue Jaffa à Jérusalem, le 29 juillet 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
La rue Jaffa à Jérusalem, le 29 juillet 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le taux de chômage en Israël est resté élevé le mois dernier, malgré la fin de la plupart des mesures de soutien par le gouvernement en réponse à la pandémie.

Le taux de chômage au cours de la première moitié de juillet était de 9 %, contre 8,8 % au cours de la deuxième moitié de juin, a déclaré lundi le Bureau central des statistiques (CBI).

Au total, 383 700 personnes étaient au chômage et en congé sans solde pour cause de COVID-19 au cours de la première moitié de juillet, selon le CBI.

Avant la pandémie, on estime que 150 000 Israéliens, soit 3,5 %, étaient au chômage.

Il y a environ 130 000 postes vacants dans le pays, ce qui indique un fossé entre les employeurs et les demandeurs d’emploi, et un besoin de recyclage pour certains des chômeurs.

Le taux de chômage reste particulièrement élevé dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration et à Tel Aviv, selon le quotidien économique Globes.

Le fait que les écoles soient fermées pour les vacances d’été est un facteur qui pourrait faire augmenter le taux de chômage. Les écoles suppriment souvent certains emplois pendant les vacances d’été, et certains parents peuvent choisir de rester à la maison, au lieu de payer des programmes coûteux de garderie ou de camp d’été.

Les données publiées lundi reflètent le niveau de chômage du mois dernier, avant que le variant Delta ne se généralise, ce qui pourrait faire augmenter encore le taux de chômage. Un haut responsable de la santé a averti lundi que l’augmentation des cas causés par le variant hautement contagieux pourrait inciter le gouvernement à renforcer certaines réglementations, et certaines personnes pourraient craindre de retourner au travail.

Le gouvernement a mis fin aux allocations de chômage pour la plupart des personnes de moins de 45 ans qui ont perdu leur emploi en raison de la pandémie lors d’une session houleuse de la Knesset à la fin du mois de juin.

À l’époque, l’Institut national d’assurance a déclaré qu’Israël avait versé plus de 39 milliards de shekels en allocations de chômage à 1,2 million d’Israéliens depuis le début de la pandémie.

Selon l’Institut national d’assurance, toute personne qui s’est retrouvée au chômage après le 1er juillet sera évaluée selon les lois standard sur le chômage qui existaient avant le COVID. Mais la période pendant laquelle un employé doit avoir travaillé avant de pouvoir prétendre au chômage a été ramenée de 12 à 6 mois.

Le ministre des Finances Avigdor Liberman avait fait pression pour que des changements radicaux soient apportés au modèle de chômage existant afin de pousser les gens – en particulier les jeunes – à retourner au travail.

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