Le Forum des otages appelle à un autre dimanche de protestations nationales
Après une journée de désobéissance civile qui a rassemblé un million de personnes, des familles appellent à "intensifier la lutte" pour le retour des otages et la fin de la guerre

Le Forum des familles des otages et disparus a appelé lundi à une nouvelle grève nationale dimanche prochain afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il mette fin à la guerre en échange de la libération des otages, au lendemain de manifestations similaires.
Les manifestations de dimanche ont été parmi les plus importantes depuis le début de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas il y a vingt-deux mois. Selon certaines estimations, plus d’un million de personnes ont participé aux rassemblements à travers le pays, dont plus de 500 000 à Tel Aviv. Cette journée de désobéissance civile nationale a été décrétée après que le cabinet a voté, plus tôt ce mois-ci, la prise de contrôle de Gaza-City, malgré les avertissements de hauts responsables de la sécurité, qui estimaient que cela mettrait encore davantage la vie des otages en danger.
Cette journée de protestation a eu lieu en parallèle à une grève nationale à laquelle ont participé des centaines d’autorités locales, d’entreprises, d’universités, de sociétés du secteur des hautes technologies et d’autres organisations, bien que l’organisation syndicale de la Histadrout n’ait pas pris part au mouvement.
Dans un communiqué publié lundi soir, le forum a déclaré : « Les manifestations de dimanche prouvent clairement et haut et fort ce que souhaite la majorité du pays : la nation israélienne soutient le retour des otages et la fin de la guerre ! »
Le forum a ajouté qu’il appelait à « intensifier la lutte pour le retour des otages » alors que les pays médiateurs s’efforcent de parvenir à un accord entre Israël et le Hamas avant que Jérusalem ne lance son offensive prévue pour prendre le contrôle de Gaza-City.
Alors que le forum annonçait ses intentions pour une deuxième journée de manifestations et de grèves, le Hamas a fait savoir qu’il acceptait la nouvelle proposition d’un accord de cessez-le-feu et d’une libération partielle des otages présentée la veille par les médiateurs au groupe terroriste.
Après l’annonce de la décision du Hamas, un responsable israélien a confirmé au Times of Israel que Jérusalem avait reçu la dernière proposition du groupe terroriste palestinien. Cependant, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a semblé rejeter cette réponse, indiquant que le Hamas subissait une pression énorme en raison du plan d’Israël de prendre le contrôle de la plus grande ville de l’enclave et de transférer sa population vers le sud de la bande de Gaza. Il n’a toutefois pas exclu publiquement la possibilité d’un accord partiel.
La proposition, acceptée lundi par le Hamas, prévoit la libération de dix otages vivants en échange de 150 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël, pendant une trêve de 60 jours, a déclaré un diplomate arabe au Times of Israel, ajoutant que l’accord prévoit également la restitution de corps d’otages morts.
Une source au sein du Jihad islamique palestinien, un groupe terroriste combattant aux côtés du Hamas à Gaza, a révélé des détails similaires sur la proposition et a ajouté qu’après la libération des dix premiers otages, « les autres captifs seraient libérés dans un deuxième temps, et des négociations immédiates suivraient pour parvenir à un accord plus large » visant à mettre fin définitivement à « la guerre et l’agression » avec des garanties internationales.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.







