Le Front national sous la menace d’un procès pour escroquerie
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Le Front national sous la menace d’un procès pour escroquerie

Soupçons d'enrichissement frauduleux aux frais de l'Etat ; Marine Le Pen avait été entendue début janvier dans cette affaire en tant que "témoin assisté" ;

La présidente du Front national, parti d'extrême droite, Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse, le 25 mars 2014. (Crédit : AFP/Pierre Andrieu)
La présidente du Front national, parti d'extrême droite, Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse, le 25 mars 2014. (Crédit : AFP/Pierre Andrieu)

La menace d’un procès se précise pour le Front national: le parquet de Paris a requis le renvoi devant un tribunal du parti français d’extrême droite et de deux de ses dirigeants pour des soupçons d’enrichissement frauduleux aux frais de l’Etat.

Selon des sources judiciaire et proche du dossier, le parquet demande aussi que le FN soit jugé pour complicité d’escroquerie et recel d’abus de biens sociaux dans cette affaire liée aux campagnes pour les élections présidentielle et législatives de 2012.

La décision sur un éventuel procès est désormais entre les mains des juges d’instruction chargés du dossier.

S’ils suivent les réquisitions prises le 11 juillet par le ministère public, sept personnes se retrouveront sur le banc des prévenus, dont le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, et l’un des vice-présidents du parti de Marine Le Pen, Jean-François Jalkh.

« Le FN n’a pas détourné un centime d’euro », a déclaré son trésorier à l’AFP.

Les soupçons portent sur l’existence d’un système mis en place lors des scrutins de 2012 pour, au moyen d’un montage financier complexe, capter de l’argent public en profitant des remboursements de l’Etat sur les frais de campagne.

Depuis le début de l’enquête judiciaire en 2014, le parti d’extrême droite dénonce un complot politique visant à l’affaiblir.

Sa présidente Marine Le Pen avait été entendue début janvier dans cette affaire en tant que « témoin assisté », un statut intermédiaire en France entre celui de simple témoin et celui de mis en examen (ndlr, inculpé).

A moins d’un an de la prochaine présidentielle en France, tous les sondages prédisent une qualification de la dirigeante d’extrême droite pour le deuxième tour du scrutin en mai 2017.

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