Le gouvernement autrichien promet de combattre l’antisémitisme
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Le gouvernement autrichien promet de combattre l’antisémitisme

Sebastian Kurz, dont la coalition comprend le parti d'extrême droite le Parti de la liberté, affirme que la lutte contre la haine des Juifs est une priorité absolue

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, à droite, à côté du vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, du Parti de la liberté, lors d'une réunion spéciale de l'Assemblée nationale autrichienne à la salle d'assemblée parlementaire temporaire du château de Vienne le 20 décembre 2017 (Crédit : APA / ROLAND SCHLAGER)
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, à droite, à côté du vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, du Parti de la liberté, lors d'une réunion spéciale de l'Assemblée nationale autrichienne à la salle d'assemblée parlementaire temporaire du château de Vienne le 20 décembre 2017 (Crédit : APA / ROLAND SCHLAGER)

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a assuré mercredi, dans son premier discours devant le Parlement, que son gouvernement aura pour priorité de combattre « l’antisémitisme sous toutes ses formes, (et qui) n’a pas sa place en Autriche ».

« Nous combattrons avec détermination l’antisémitisme sous toutes ses formes, celui de toujours mais aussi celui qui est importé dans notre pays, c’est un devoir essentiel de notre gouvernement », a déclaré le dirigeant conservateur, à la tête d’une coalition formée avec le parti d’extrême-droite FPÖ, dont les partisans sont des nostalgiques du Troisième Reich.

Le FPÖ détient six portefeuilles – dont ceux de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères – dans le gouvernement entré en fonction lundi, et Israël a fait savoir que ses ministres n’auraient pas, à ce stade, de contacts directs avec les ministres issus de ce parti.

Fondé notamment par d’anciens nazis, le FPÖ a vu plusieurs de ses membres épinglés pour des propos antisémites dans le passé mais a tenté d’opérer un rapprochement avec la communauté juive ces dernières années, cultivant désormais cet électorat.

« Le FPÖ ne peut pas utiliser la communauté juive comme un paravent et doit faire preuve de tolérance envers toutes les communautés et minorités », a cependant mis en garde le Congrès juif européen (CJE) lors de l’entrée en fonction des nouveaux ministres lundi.

Le programme de la coalition affiche parmi ses priorités la réduction des aides sociales aux migrants et le chef du FPÖ, Heinz-Christian Strache, désormais vice-chancelier, estime que « l’islam n’a pas sa place dans la société autrichienne ».

Alors que l’année 2018 marquera le 80e anniversaire de l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie, le chancelier Kurz a également appelé à ne pas oublier « les événements tristes et honteux de mars 1938 », lorsque les troupes allemandes ont envahi le pays sans rencontrer d’opposition.

A propos des ambitions du nouveau gouvernement, M. Strache a dit aux députés : « nous ne pouvons et ne voulons pas tout changer mais faire mieux », et dit se « réjouir des critiques, qui font avancer ».

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