Le Jihad islamique dénonce la répression de l’Autorité palestinienne
Rechercher

Le Jihad islamique dénonce la répression de l’Autorité palestinienne

Alors qu’au moins 12 des membres du groupe terroriste ont été arrêtés, le groupe se plaint d'être pris pour cible par les forces de sécurité israéliennes et palestiniennes

Khaled Abu Toameh est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Les partisans palestiniens du Jihad islamique brandissent des drapeaux lors d'un rassemblement pour soutenir les habitants de la bande de Gaza le 15 août 2014 à Bethléem en Cisjordanie (Crédit : AFP / Musa al-Shaer)
Les partisans palestiniens du Jihad islamique brandissent des drapeaux lors d'un rassemblement pour soutenir les habitants de la bande de Gaza le 15 août 2014 à Bethléem en Cisjordanie (Crédit : AFP / Musa al-Shaer)

Le Jihad islamique palestinien a accusé jeudi l’Autorité palestinienne (AP) de cibler les membres du groupe terroriste en Cisjordanie en raison de leurs « activités politiques et sociales ».

Ces derniers jours, des dizaines de membres du Jihad islamique palestinien ont été convoqués pour être interrogés ou arrêtés par les forces de sécurité de l’AP à Hébron, Ramallah, Tulkarem, Qalqilyeh, Jénine et Naplouse, a déclaré Daoud Shehab, le porte-parole du Jihad islamique dans la bande de Gaza.

Jeudi, la Force de sécurité préventive de l’AP a arrêté 12 membres du Jihad islamique palestinien dans la région de Jénine.

Les forces de sécurité de l’AP, a-t-il déclaré, convoquent pour interroger ou arrêter « toute personne liée à l’Intifada et à la résistance, y compris ceux qui soutiennent les familles des prisonniers et des martyrs ».

Shehab a accusé l’AP d’étouffer les activités sociales et politiques. « Il n’y a plus de place pour le travail politique et social en Cisjordanie ».

Des sources de sécurité de l’AP ont déclaré que la répression du Jihad islamique palestinien était liée aux activités accrues du groupe terroriste en Cisjordanie. Les arrestations ne sont pas liées aux activités politiques ou sociales des suspects, ont précisé les sources, sans donner plus de précisions.

Maher al Akhras, un haut responsable du JIP, et son fils, Islam, figurent parmi les personnes arrêtées.

Les deux hommes ont été arrêtés lors d’une descente chez eux dans le village de Silet al Dahriyeh, près de Jénine, ont indiqué des sources palestiniennes.

Plus tôt, les forces de sécurité de l’AP ont arrêté Hikmat Odeh, un autre membre du JIP, après avoir fait une descente chez lui à Tulkarem, ajoutant qu’il avait été libéré de prison il y a quelques semaines après avoir purgé une peine de sept ans pour des infractions liées à la sécurité.

Dans la région de Hébron, les forces de sécurité de l’AP ont arrêté Malek Abu Shkhaidem, Nail Bashir et Mahmoud Odeh, selon les sources.

Fathi al Qara’wi, un membre du Hamas du Conseil législatif palestinien en Cisjordanie, a fermement condamné la répression de l’Autorité palestinienne, affirmant qu’il y avait une colère généralisée parmi les Palestiniens à cause des arrestations.

Il a affirmé que les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne arrêtaient également des Palestiniens en raison de leurs publications sur les réseaux sociaux et de leurs déclarations pour soutenir les prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Le responsable du Hamas a déclaré qu’Odeh, qui avait été arrêté à Tulkarem, avait été battu par les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne devant les membres de sa famille. Les actions des forces de sécurité de l’AP étaient assimilables à des crimes, a-t-il accusé.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...