Le Liban, dans l’engrenage du conflit syrien
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Le Liban, dans l’engrenage du conflit syrien

Voisin de la Syrie, le Liban, qui soutient Assad, est frappé par des attentats depuis le début de la guerre. Chronologie.

Dans une vidéo publiée en mars, deux membres libanais de l'Etat islamique menacent le Hezbollah, parti chiite qui lutte contre l'EI en Syrie, ainsi que plusieurs dirigeants libanais. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Dans une vidéo publiée en mars, deux membres libanais de l'Etat islamique menacent le Hezbollah, parti chiite qui lutte contre l'EI en Syrie, ainsi que plusieurs dirigeants libanais. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le conflit qui fait rage en Syrie depuis 2011 a exacerbé les tensions confessionnelles au Liban où une série d’attentats suicide a fait cinq morts lundi près de la frontière syrienne.

Affrontements à Tripoli

– 17 juin 2011 : Des affrontements meurtriers éclatent à Tripoli, grande ville du nord du Liban, entre des sunnites et des alaouites sympathisants de Bachar al-Assad. Ces heurts sont liés à un rassemblement contre le régime en Syrie, où la contestation a commencé en mars.

Tripoli va être le théâtre de fréquentes flambées de violence entre sunnites et alaouites en 2012 et 2013, avant le déploiement en force de l’armée en octobre 2014.

Assassinat du chef de la Sécurité libanaise

– 19 oct 2012 : Le chef des renseignements de la police, Wissam al-Hassan, un sunnite, bête noire du régime syrien, est tué dans un attentat qui fait au total huit morts et 86 blessés à Beyrouth. Il est attribué au régime de Damas.

En décembre 2013, Mohammad Chatah, opposant au régime syrien et au Hezbollah, est tué dans un attentat à la voiture piégée au coeur de Beyrouth (sept morts au total).

Implication du Hezbollah en Syrie

– 30 avr 2013 : Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah reconnaît pour la première fois l’engagement de ses combattants dans la région de Qousseir, dans le centre de la Syrie, et dans le haut lieu religieux chiite de Sayeda Zeinab, près de Damas.

Le 5 juin, le régime syrien et les combattants du Hezbollah reprennent la ville de Qousseir (ouest), longtemps place forte rebelle près de la frontière libanaise.

Le mouvement terroriste chiite libanais, proche de l’Iran, un autre allié de Damas, a envoyé plusieurs milliers de combattants pour venir en aide au régime syrien. Certains d’entre eux ont participé en mars 2016 à la reprise de Palmyre face aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Attentats meurtriers

– 23 août 2013 : Un double attentat à la voiture piégée contre des mosquées à Tripoli fait 45 morts.

– 19 nov 2013 : L’ambassade d’Iran est visée par un double attentat suicide qui fait 25 morts et près de 150 blessés. L’attaque est revendiquée par un groupe jihadiste sunnite lié à Al-Qaïda.

– 19 fév 2014 : Onze morts dans un double attentat suicide près du centre culturel iranien à Beyrouth.

– 12 nov 2015 : Un double attentat suicide revendiqué par l’EI contre un fief du Hezbollah au sud de Beyrouth fait 44 morts.

– 27 juin 2016 : Une série d’attentats suicide menés par quatre kamikazes tue cinq personnes dans un village à majorité chrétienne dans l’est du Liban, près de la frontière syrienne.

Condamnation de Michel Samaha

– 8 avr 2016 : Un tribunal militaire condamne Michel Samaha, ancien ministre libanais de l’Information et ex-conseiller de Bachar al-Assad, à 13 ans de prison avec travaux forcés pour avoir voulu mener des « actions terroristes » sur le sol libanais.

Selon l’acte d’accusation, M. Samaha avait planifié, avec le chef des services de sécurité syriens Ali Mamlouk, des attentats au Liban et l’assassinat de personnalités politiques et religieuses libanaises hostiles à Damas.

Le commandant militaire du Hezbollah tué

– 13 mai 2016 : Le Hezbollah annonce que son commandant militaire Mustafa Badreddine a péri dans une attaque près de l’aéroport de Damas.

– 20 mai : Hassan Nasrallah annonce que son mouvement va renforcer sa présence en Syrie face aux rebelles et aux jihadistes.

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