Le Mémorial de la Shoah épinglé par le « Mur de la Honte » de Valeurs actuelles
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Le Mémorial de la Shoah épinglé par le « Mur de la Honte » de Valeurs actuelles

Le magazine a listé les sociétés et institutions qui ont cessé d'acheter des espaces publicitaires sur différents sites pour cause de divergence idéologique

Le « Mur de la Honte » du magazine Valeurs actuelles.
Le « Mur de la Honte » du magazine Valeurs actuelles.

« Agissons ensemble contre la censure des bien-pensants », promet le magazine Valeurs Actuelles. Pour ce faire, la rédaction a créé son « Mur de la Honte » qui vise à épingler les annonceurs qui ont souhaité cesser d’acheter des publicités des pages et du site du magazine – mais aussi de d’autres médias.

Ces entreprises avaient été contactées auparavant par le collectif Sleeping Giants. Se présentant comme un « collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine », ses membres tentent de faire retirer les pubs qui apparaissent sur plusieurs sites.

« Les annonceurs dont les pubs apparaissent sur les sites extrémistes participent involontairement à leur financement », écrivent-ils pour justifier leurs campagnes contre plusieurs médias.

« Cette pratique est honteuse, déloyale, anti-démocratique et relève du sabotage », répond Valeurs actuelles.

Ainsi, dans son « Mur de la Honte », Valeurs actuelles a listé les sociétés, organismes et institutions qui ont cessé d’acheter des espaces publicitaires sur différents sites pour cause de divergence idéologique.

« La liste ci-dessous concerne des annonceurs ayant cédé par le passé aux méthodes de Sleeping Giants dans leurs opérations contre CNews, Paris Première, Boulevard Voltaire, Valeurs actuelles… », écrit le magazine.

Parmi ces annonceurs, entre « Médecins du Monde », « Go Sport », « Castorama », « Sciences Po » ou encore « Toyata », « Dell », « EasyJet » et des dizaines d’autres, on retrouve… le Mémorial de la Shoah.

« Que Valeurs Actuelles place le Mémorial de la Shoah sur son Mur de la Honte est inacceptable, indigne et lourd de sens, a écrit mercredi sur Twitter Philippe Meyer, président du B’nai B’rith France. Symboliquement et moralement, il y a des termes que l’on ne peut associer. Nous attendons que cette faute soit corrigée au plus vite. »

« Votre Mur de la Honte est déjà une honte à lui tout seul puisque vous avez osé mettre le Mémorial de la Shoah ! L’extrême-droite sera toujours l’extrême-droite », a commenté un autre internaute à l’adresse du magazine.

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