Le ministère de la Santé blâme les conseils locaux pour deux récentes épidémies
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Le ministère de la Santé blâme les conseils locaux pour deux récentes épidémies

Le ministère, accusé d'avoir dissimulé un décès, affirme que les autorités locales n'ont pas traité les invasions de moustique ni bloqué les cours d'eau du Golan

Le vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman, qui est également dirigeant du parti ultra-orthodoxe YaHadout HaTorah, parle aux journalistes après avoir donné sa démission au Premier ministre  Benjamin Netanyahu  à Jérusalem, le 26 novembre 2017 (Crédit : AFP/GALI TIBBON)
Le vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman, qui est également dirigeant du parti ultra-orthodoxe YaHadout HaTorah, parle aux journalistes après avoir donné sa démission au Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 26 novembre 2017 (Crédit : AFP/GALI TIBBON)

Le ministère de la Santé s’en est pris aux conseils locaux ainsi qu’à plusieurs autres ministères gouvernementaux, leur attribuant la responsabilité de l’épidémie massive de fièvre issue du virus du Nil occidental et de leptospirose.

Deux Israéliens sont décédés ces dernières semaines de la fièvre du Nil occidental à l’occasion de la plus importante épidémie de cette maladie transmise par les moustiques de ces dernières années. Le ministère de la Santé a fait savoir que 68 cas avaient été rapportés – deux fois plus que l’année dernière – et que 14 malades se trouvent actuellement dans un état grave.

Mais le ministère de la Santé a été accusé d’avoir dissimulé le premier décès pendant trois semaines, jusqu’à son annonce, mercredi, par la chaîne publique Kan.

Suite à cette critique, une source haut placée du ministère a tenté de rejeter la responsabilité de ce dernier, affirmant au micro de la chaîne Hadashot dans la journée de jeudi que « les conseils locaux se préoccupent des élections municipales et n’ont pas le temps de procéder aux désinfections » nécessaires pour contenir la maladie, transmise par les moustiques.

Image illustrative d’une piqûre de moustique (iStock par Getty Images/nechaev-kon)

Ce propos fait référence au prochain scrutin qui aura lieu à la fin du mois d’octobre.

Les autorités locales ont répondu en disant qu’elles « agissent conformément aux nécessités sur le terrain, sur la base de directives émises périodiquement par les différents ministères ».

La source du ministère de la Santé s’est également attaquée aux conseils locaux ainsi qu’au ministère de l’Agriculture pour ne pas avoir clôturé les cours d’eau du nord du pays pour contenir l’épidémie d’une autre maladie, la leptospirose.

Les autorités n’ont pas réussi à empêcher les animaux de s’approcher de ces bassins et de ces rivières pour permettre de réduire cette infection bactérienne, transmise par l’urine des animaux.

En réponse, le ministère de l’Agriculture avait déclaré que l’épidémie était causée par l’urine de sanglier et que le contrôle de la population de cette espèce revenait à l’Autorité israélienne de la nature et des parcs.

De jeunes Israéliens se rafraîchissent dans une rivière du plateau du Golan, dcans le nord d’Israël, le 10 aout 2018 (Crédit : David Cohen/Flash90)

Les principaux cours d’eau infectés se trouvent sur le plateau du Golan et dans la Haute Galilée. Il s’agit notamment des rivières Zaki et Yehudiya, de l’estuaire Daliyot, du fleuve Gilbon et du fleuve Jourdain dans le secteur du parc du Jourdain, à proximité du plateau du Golan.

Selon les autorités, 42 personnes sont atteintes de leptospirose et 242 sont soupçonnées d’être touchées par la maladie.

De plus, le ministre de la protection environnementale Zeev Elkin a annoncé jeudi un plan visant à réduire la leishmaniose, qui s’est propagée en Israël ces deux dernières années.

Une famille de damans des rochers. (Crédit : CC, BY-SA Siegmund K. M./Wikimedia)

Le bureau d’Elkin a précisé que les phlébotomes, qui transmettent la maladie à l’être humain, contractent le virus auprès des damans des rochers qui en sont porteurs.

Selon Hadashot, le ministère a, en conséquence, ôté le daman de la liste des espèces protégées pendant trois ans pour permettre aux autorités de réduire leur nombre et de contenir la maladie pour laquelle il n’existe pas de vaccin.

L’Autorité de la nature et des parcs et certains au sein du ministère de la Protection environnementale seraient opposés à cette initiative, craignant que le préjudice porté à cette espèce ne soit trop important.

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